.
 
.

 
 

 
METEO
 

Voici l'adresse d'un site météo d'une très bonne précision :

 

Cliquez "MetALAT"


 
Journées de l'Aéro-combat 2017
 

de notre envoyé spécial le GDV (2S) Yann Pertuisel, président de l'Entraide ALAT

C’est à la « maison mère » de l’Arme que s’étaient donnés rendez-vous tous les chefs de l’ALAT ainsi que ses plus éminents représentants pour deux journées d’informations et d’échanges.

Le mercredi après-midi le général de division Michel GRINTCHENKO, le nouveau COMALAT, a présenté son projet « ALAT au contact ». Ses propos sur l’importance de bien connaître notre histoire, sur le lien fort qui doit unir « ceux qui servent dans l’ALAT, ceux qui y ont servi et ceux qui la soutiennent » ont tout particulièrement retenu notre attention. Tout comme évidemment ses propos, disons même son « crédo », s’agissant de l’Entraide ALAT et de la solidarité qui devrait unir sans aucune hésitation tous les bérets bleus. Le soir, un cocktail dinatoire a rassemblé l’ensemble des participants où le président de l’Entraide a également retrouvé celui de l’AAALAT, Michel JAGUELIN, ainsi que celui de l’AAMALAT, Pierre-Yves BRAQUE.

Le lendemain, après la cérémonie des couleurs et la lecture de son ordre du jour, le général COMALAT a de nouveau pris la parole en préambule de l’intervention du général PERTUISEL sur l’Entraide ALAT, pour développer encore un peu plus l’importance qu’il attache à une ALAT « une et indivisible » et à son association d’Entraide. C’est donc conforté par ces paroles fortes et pleines de Sens du général COMALAT que le président de l’Entraide ALAT a présenté l’action de l’association à cette belle assistance en insistant sur l’importance de toute la chaîne de commandement dans son soutien. Il n’a bien sûr pas omis de saluer tous les participants de la part du président de l’UNAALAT, le général de corps d’armée (2s) Charles Henri de MONCHY.

 

JAC à Dax

Télécharger, en PDF,  l'ordre du jour JAC du général COMALAT


 
 

 

La nuit du loup : Hélicoptères de combat est le prochain beau livre du photographe Benjamin Guindre, à paraître à l'automne 2017. Il présentera des photographies inédites mettant en scène les personnels et les missions du 3e Régiment d'Hélicoptères de Combat.

 

L’idée du présent projet est née de façon assez naturelle et se comprend comme le prolongement de ce qui a été initié avec le Groupement Commando Montagne. Certaines prises de vue réalisées pour l'ouvrage Des hommes et des cimes, notamment des séquences d’aérocordage et de préparation IMEX, ont donné l’occasion au photographe de rencontrer les équipages du 3e RHC.
Ces équipages, mus par un bel état d’esprit, ont permis de réaliser certains parmi les plus beaux visuels du livre.

Un travail photographique innovant
Fidèle à son style photographique, Benjamin Guindre profite de la nuit et de l'obscurité pour jouer avec les éclairages et structurer ses images.

Si rééclairer les personnages est d'usage fréquent dans la production cinématographique et la photographie publicitaire, ce savoir-faire est appliqué ici pour la première fois à l'intérieur d'aéronefs, constituant ainsi une véritable innovation esthétique dans le champ de la photographie aéronautique :
alors même que la nuit obscurcit l'atmosphère, les cellules des hélicoptères ainsi que les visages des pilotes apparaissent aux yeux des spectateurs.

L'auteur se place ainsi dans la filiation du peintre et illustrateur Tim White, reconnu pour la grande richesse des détails de ses créations.
Dans l'obscurité, les couleurs sont omniprésentes : le bleu sublime la nuit, le rouge vient souligner les personnages.
L'association de ces couleurs fait référence à l'esthétique cinématographique des années 1980, représentée par des réalisateurs tels que Michael Mann, John Mc Tiernan et Tony Scott.e compte-rendu détaillé de ce conseil d'administration sera publié dans le prochain Béret Bleu Magazine.

 

Le format
Un format conséquent permettra de profiter pleinement des nombreux visuels.

224 pages au format 24 x32 permettant des doubles page en 46.6 X 30.9

Made in France
L'ouvrage, aux finitions haut de gamme, sera imprimé et relié en France.
Ce choix se comprend en cohérence avec le sujet traité par l'ouvrage.
Il se justifie par la recherche de qualité et le respect des savoir-faire locaux, ainsi que par l'attention portée au respect de l'environnement et la volonté d'une filière courte entre production et livraison.
Cette option a des implications financières, avec un coût de fabrication important en comparaison à des livres imprimés à bas coût à l’étranger (ex-Europe de l’Est, Chine...).

Commandez-le dès à présent
"La nuit du loup" est dès à présent disponible en précommande.

En commandant l'ouvrage aujourd'hui, vous êtes sûr de bénéficier d'un exemplaire, le tirage étant limité, vous recevrez votre commande au moment même de la parution, vous apportez votre contribution à la trésorerie nécessaire à l'impression du livre.

 

Source : http://www.lumenetverbum.com/accueil/lndl.html
Photos : Benjamin Guindre


 
Conseil d'administration 17 novembre 2016.
 

 

Le groupement Languedoc-Roussillon de l'UNA-ALAT a accueilli le conseil d'administration d'automne de l'UNA-ALAT, le 17 novembre 2016.

 

Le centre "Les Cyclades" à la Grande Motte a permis d'héberger et restaurer les membres de ce CA venus des 4 coins de France, mais a aussi mis à notre disposition la salle nécessaire à la tenue de cette réunion.

Un très grand merci aux nombreux membres du groupement Languedoc-Roussillon qui sont venus suivre les débats et qui en participant aux repas ont prouvé que l'amicale Languedoc-Roussillon est dynamique et bien présente au sein de l'Union Nationale des Associations de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre.

 

Le compte-rendu détaillé de ce conseil d'administration sera publié dans le prochain Béret Bleu Magazine.

 

Plus de photos sur la page Facebook.

Source : Michel Bru
Photos : François Masuyer

 

 

La rentrée de l’ALAT sous son nouveau commandement. 

 

Présidée par le général de corps d’armée Eric Margail, inspecteur de l’armée de Terre, la cérémonie de l’ALAT qui s’est déroulée le 5 octobre au soir sur la base du Cannet des Maures, a présenté cette année le nouveau format de l’Aviation légère de l’Armée de Terre (ALAT) au contact.

 

Père de l’arme, le général de division Grintchenko, nouveau commandant de l’ALAT, a passé en revue pour la première fois toutes les unités de l’ALAT rassemblées Moment fort pour l’ALAT, cette cérémonie de rentrée est le premier RDV majeur du nouveau commandement aérocombat du modèle de l’armée Terre « Au Contact ». Référent de l'armée de Terre dans la troisième dimension, l’aérocombat est résolument une capacité clés des armées. Aujourd’hui, le COMALAT dispose de tous les moyens qui constituent une capacité opérationnelle : un commandement modernisé, une capacité tactique interarmes, une chaîne de maintenance ainsi que l’expertise et les leviers nécessaires dans le domaine des ressources humaines.

 

Accompagné de ses deux grands subornés, le général de brigade Darricau commandant la 4e BAC et le général de brigade Le Pichon commandant l’EALAT, le général de division Grintchenko a dit toute la confiance qu’il avait en ces hommes et ces femmes de l’ALAT, passionnés par leur métier. Il a aussi rappelé que l’ALAT est plus que jamais « une et indivisible », malgré toutes ses diversités qui en font sa richesse.

 

Cette cérémonie annuelle a vu également la transmission de l’étendard de l’école, entre la 23ème promotion du groupe d’application des lieutenants (qui sont en fin de formation tactique de chef de patrouille au Cannet des Maures) et la 24ème promotion (qui vient de terminer sa formation initiale de pilote d’hélicoptère à Dax). Cette transmission de l’étendard est hautement symbolique car elle montre la confiance de l’arme de l’ALAT en ses jeunes officiers pilotes qui écriront demain l’histoire de cette arme. Cette cérémonie marque pour les officiers du GA, futurs cadres de l’ALAT, leur très prochaine entrée dans la vie opérationnelle des unités qu’ils ont choisies.

 
 
 

Un ancien président de l'Entraide à l'honneur.

Ce 14 novembre 2016 le général (2s) Guy VIOT a été élevé à la dignité de Grand officier dans l’ordre national du mérite. C’est le général (2s) Bertrand de LACROIX VAUBOIS qui lui a remis les insignes, en présence du général commandant l’ALAT, le général de division Michel GRINTCHENKO, du général (2s) Charles Henri de MONCHY, président de l’UNAALAT, du général (2s) Yann PERTUISEL, président de l’Entraide ALAT et du général (2s) Michel PERROT, représentant le groupement UNAALAT Ile de France. Cette « petite » cérémonie s’est déroulée en toute intimité, avec les deux filles du général VIOT, Chrystel et Véronique, ainsi que des membres de sa famille et quelques amis.


Cette haute distinction marque l’engagement au service des autres du général VIOT durant toute sa vie. Au service de la nation bien sûr et au service de l’Entraide ALAT aussi pendant 19 ans. Avant de lui remettre très solennellement la décoration, le général de LACROIX VAUBOIS a tenu à témoigner d’un souvenir commun de la guerre d’Algérie, puis des liens qu’ils avaient eu ensemble dans le cadre des relations étroites entre les Ailes brisées et l’Entraide ALAT.

Le président de l’Entraide ALAT a ensuite vivement salué et remercié le général VIOT au nom de tous les adhérents pour son action. Dans la continuité de ses deux prédécesseurs à la tête de l’Entraide ALAT, les généraux LEJAY et COFFRAND, le général Guy VIOT a continué à faire vivre l’association dont il a passé le flambeau, disons plutôt les commandes, à son successeur en 2012.

Le général COMALAT a enfin, quant à lui, évoqué l’ensemble de la très riche carrière du général VIOT, le remerciant aussi très vivement pour tout ce qu’il a apporté à notre Arme.

 

Le général (2s) Guy VIOT est président d’honneur de l’Entraide ALAT.

 

 
 

Honorer la mémoire des combattants de la " Grande Guerre".
Des cérémonies pour se souvenir, qu'il y a 98 ans, le 11 novembre 1918, l'armistice mit fin à la première guerre mondiale. Après 4 années de lutte acharnée, le fracas des combats s'arrêtait enfin.

 

11 novembre 2016 Clermony-Ferrand.

 

Lou Duminil : Qui peut m'aider à retracer l'historique du monument CHAUDESSOLLE, inauguré le 27 septembre 1975 sur la base du GALDIV 3 de Fribourg.

Qui l'a dessiné et réalisé ?

A quelle date part-il vers le quartier KLEBER d'Essey les Nancy et pourquoi là-bas?

En 2011 il est sauvé et transféré au 1er RHC par l'Amicale des Anciens du Groupement Est.

 

Monument colonel Chaudessole

Les hélicoptères militaires qui ont survolé le ciel de l’agglomération clermontoise, ce mardi matin étaient en Auvergne pour marquer la création de la 4ème Brigade d’Aérocombat dont l’état-major est installé, cours Sablon, à Clermont-Ferrand.

Cette unité est placée sous les ordres du général Gilles Darricau et dépend du commandement de l’aviation légère de l’armée de terre.

L’état-major, composé de 85 personnes, est ainsi capable de planifier et de faire manœuvrer des unités interarmes. Il permet au général de commander trois régiments d’hélicoptères de combat : le 1er RHC de Phalsbourg, en Moselle, le 3ème RHC d’Étain, dans la Meuse, et le 5ème RHC de Pau, ainsi que la compagnie de commandement et de transmissions de Clermont-Ferrand, sur le site de Desaix.

Source http://www.lamontagne.fr/



Le 10 juin marque le début des travaux de réhabilitation de la stèle "NAVELET" au Mummelsee !

6 membres du groupement Est, Michelle et Dominique GERMAIN, Jean-Claude ROUMAGERE, José GESTEL, Gérard TABARY et Lou DUMINIL retrouvaient ce matin là monsieur MARX et son équipe au pied du monument.

Au programme : débroussailler les abords, démonter 1.5 m de muret pour dégager l'accès arrière, creuser, les fondations des 3 mâts des couleurs, renforcer le talus, nettoyer le muret de seuil, etc ....... le tout sous un soleil magnifique et dans une ambiance laborieuse et conviviale.
Objectifs atteints, à la satisfaction générale sous les encouragements du maire, monsieur Schmalzle.

Prochaine journée début juillet, pour s'attaquer au mur !

  • Défaire les joints

  • Replacer les pierres

  • Percer le puisard d'évacuation d'eau

  • Refaire les joints

D'ici là, les services techniques de la commune de Seebach auront mis en place un échafaudage, il faudra alors renforcer le talus avec des blocs de grès, et nettoyer la plateforme !

Sur les photos vous remarquerez : le lâcher sur brouette de Michelle Germain... le seuil avant et après... le mur après nettoyage... outillage allemand et carburant... français!!!

Souscription pour la rénovation du monument ! 

Il y a 40 ans les crashs de Varage et de la Loube endeuillaient l'ALAT, le groupement Provence-Alpes- Cote d'Azur et l'Ecole, perpétuent le souvenir de nos Frères d'Armes morts en service aérien.


 

 
 

Malgré un niveau d’engagement opérationnel sans précédent, les armées participent cette année encore à la campagne « Héphaïstos 2016 » de lutte contre les feux de forêt en zone méditerranéenne. D’une durée de deux mois, cette mission témoigne de la volonté des militaires de protéger la France et les Français sur tous les fronts.
L’opération interministérielle Héphaïstos (qui engage les ministères de la Défense et de l’Intérieur) a débuté le 24 juin 2016 par la mise en place des moyens de la Sécurité civile.

Les armées seront pour leur part engagées dans cette opération du 1er juillet au 31 août 2016.
D’une durée de deux mois, cette mission témoigne de la volonté des militaires de protéger la France et les Français sur tous les fronts. L’opération interministérielle Héphaïstos (qui engages les ministères de la Défense et de l’Intérieur) a débuté le 24 juin 2016 par la mise en place des moyens de la Sécurité civile. Les armées seront pour leur part engagées dans cette opération du 1er juillet au 31 août 2016.
Cette année, le déploiement des moyens se concentre prioritairement sur des capacités spécifiques :
- une capacité d’intervention « 3D », avec la mise à disposition permanente d’un détachement hélicoptères de l’armée de Terre. Composée de 3 machines (2 Puma et 1 Gazelle), cette capacité permettra le transport des soldats du feu au plus près des sinistres ou dans les zones inaccessibles par moyens terrestres ;
- une capacité de gestion des moyens « 3D ». Constituée d’un détachement spécialisé de l’armée de l’air, cette cellule est chargée de garantir la sécurité en vol des moyens aériens engagés pour lutter contre les feux ;
- une capacité « génie », composée de soldats capables d’intervenir sur les feux grâce à des engins terrestres spécialisés pour l’aménagement de coupe-feux.
La mission Héphaïstos est l’une des missions confiées aux armées françaises pour protéger le territoire national. À cet engagement récurrent viennent s’ajouter des missions permanentes telles que l’opération Sentinelle de lutte contre la menace terroriste, les postures permanentes de sûreté aérienne et de sauvegarde maritime, la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane, ainsi que la protection permanente du centre spatial guyanais. Ces engagements sont également complétés par des missions plus ponctuelles : contribution à la sécurisation de grands évènements, secours à la population en cas de sinistre, comme récemment lors des crues de la Seine.

Chaque jour, près de 13 000 militaires sont ainsi mobilisés en métropole et outre-mer pour protéger la France et les Français.

Source Min Def


On notera, pour ces deux journées, beaucoup d'absents excusés en raison de mouvements sociaux et des graves intempéries qui perturbent les moyens de transport dans toute la France.

 

Le jeudi 2 juin, à l'école militaire, se tenait l'assemblée générale de l'UNA-ALAT sou la présidence de notre président national le GCA (2S) Charles-Henri de Monchy.
Vers 11 heure le général de division Olivier Gourlez de la Motte, commandant l'ALAT, nous rejoignait pour nous faire un point de situation de l'ALAT.
Pris par ses obligations cette année le général COMALAT devait nous quitter avant le déjeuner.
On note quelques absents excusés en raison des mouvements sociaux et des graves intempéries qui perturbent les moyens de transport dans toute la France.

 

A l'issue de l'assemblée général nous rejoignons une petite délégation du COMALAT à l'Arc de Triomphe pour la cérémonie de ravivage de la Flamme.

 

 
 

Vendredi 3 juin en la cathédrale St Louis des Invalides, en présence du gouverneur des Invalides, du général COM ALAT, des présidents de l'UNAALAT et de l'Entraide ALAT, Monseigneur Luc Ravel, évêque du diocèse aux Armées célébrait la messe de Sainte Clotilde à la mémoire de nos camarades disparus, la encore une assistance clairsemé en raison des évènement évoqués plus haut.

 

 

Le GAMSTAT de Valence et le groupement Rhône-Alpes de l'UNA ALAT ont commémoré la fête de Ste Clotilde, sainte patronne de l'ALAT en une belle cérémonie très solennelle réunissant actifs et vétérans.

 

307ème Promo ENSOA, Adt Géraldine Guyomard. 

Magnifique cérémonie très solennelle à l'ENSOA pour la remise des chevrons de la 307ème promotion, parrainée par l'adjudant Géraldine Guyomard du 5ème RHC, décédée en service aérien commandé le 18 avril 2006. (Page consacrée à l'adjudant Géraldine Guyomard)
En présence des étendards du 1er et du 5ème RHC, l'ALAT était bien représentée avec le général de division Olivier Gourlez de la Motte commandant l'ALAT, les chefs de corps des trois régiments accompagnés de nombreux cadres venus de toutes les unités ALAT.
L'Entraide ALAT était représentée par sa vice-présidente, Mme Mireille Lichtensteger.
Les drapeaux de l'UNA ALAT et du groupements Ouest accompagnaient le président de l'UNAALAT, le général de corps d'armée (2S) Charles Henry de Monchy et une délégation de vétérans venus des groupements Ouest, Ile de France, Est et Languedoc-Roussillon.


 

 

En mon nom et au nom de toute l’UNAALAT, nous vous adressons nos condoléances les plus vives pour l’accident qui vient de coûter la vie à quatre de nos camarades des Forces Aériennes de la Gendarmerie et de la Gendarmerie de haute-montagne. Nous voulons vous exprimer notre tristesse infinie dans ces circonstances douloureuses pour cet équipage qui s’entrainait pour être en mesure de sauver des vies.

Nous avons une pensée émue pour leurs familles et leurs proches et nous vous assurons de notre profond soutien .

 

GCA(2s) Charles-Henri de Monchy
Président de l'UNAALAT

 


 
 

Cne Marc Dupont

 

La décision est prise par le Ministre de la Défense dans sa lettre sur la participation aux meetings 2015 : nous nous rendrons bien au rassemblement annuel des propriétaires de TBM aux Etats-Unis, à CHARLESTON/Caroline du Sud en octobre ! Nos arguments ont porté…notamment celui du 20ième anniversaire de l’entrée en service des TBM700 dans l’ALAT. Nous avons du mal à y croire…cela faisait près de 10 ans que l’Escadrille ne s’y était plus rendue et beaucoup pensaient que cette expérience resterait de l’histoire ancienne !...et encore mieux : pour la première fois sur le sol américain, un TBM de l’armée française réalisera une présentation en vol ! Le « point de référence » des évolutions sera le lieu de rendez-vous pour le cocktail d’accueil des participants : le porte-avions CV10 USS YORKTOWN qui mouille à quelques nautiques de l’aéroport international de CHARLESTON. Ce porte-avions transformé en musée a servi dans la NAVY pendant la seconde guerre mondiale et la guerre du Vietnam ! Tout simplement incroyable !

 

Après cette nouvelle qui nous comble de joie, reste maintenant à préparer très sérieusement cette mission un peu particulière, car il faudra traverser accessoirement l’Atlantique par l’Islande et le Groenland…et en jetant un bref coup d’œil sur les terrains disponibles sur le trajet, nous nous étions rendu compte que ce seraient des branches de 3 heures de vol (sans vent) qui nous attendraient au-dessus de l’eau froide…avec des dégagements lointains en cas de mauvaise météo…Les TBM ayant 20 ans d’âge, ils n’offrent plus la même autonomie qu’il y a 10 ans : avec le matériel de survie nécessaire et sans retirer l’ensemble des sièges (sauf les sièges pilotes tout de même…), nous serions incapables de réaliser les pleins complets qui nous donnent…4H30 d’autonomie…Nous devrons donc nous passer du mécanicien et partir en autonomes à deux pilotes sur deux semaines.

 

Après avoir étudié les trajets déjà utilisés par l’Escadrille et listé l’ensemble des prestations possibles et nécessaires aujourd’hui sur tous les aérodromes bordant la route : carburants, assistances, groupes de démarrage, possibilités d’hangarage, autorisations diplomatiques de survol et d’atterrissage, moyens de percer le mauvais temps, horaires d’ouverture en prenant en compte les décalages horaires…nous identifions assez rapidement le trajet idéal : RENNES - INVERNESS (Ecosse) – REYKJAVIK (Islande) – NARSARSUAQ (Groenland) – GOOSE BAY (Canada) – MONTREAL (Canada) – WASHINGTON (USA) et enfin CHARLESTON…une vingtaine d’heures de vol dont la moitié au-dessus de l’eau ! Quelques échanges fructueux avec des convoyeurs ainsi qu’une étude sur les statistiques de vents à cette période de l’année nous confirment notre trajet…et le fait que sur le voyage aller nous subirons des vents moyens de face de 30 Kts…ce qui ne nous arrange pas vraiment…d’autant plus qu’à NARSARSUAQ, les minima météo très élevés en bord de mer et au milieu de reliefs impressionnants…sujets donc à des évolutions rapides de vents et de nébulosité peuvent facilement nous forcer à nous dérouter. Les convoyeurs nous donnent leur méthode : faire le point le matin à REYKJAVIK et décider de tenter la traversée uniquement si la météo est quasi VFR…rassurant ! Mais la partie ne sera pas gagnée une fois posés au Groenland : la même durée de traversée nous attendra vers GOOSE BAY lui aussi en bord de mer et lui aussi très isolé…même si les moyens de percer le mauvais temps sont plus performants…Autre point particulier : avec le niveau de vol maximum du TBM700 (FL280) et l’absence de radio HF, nous serons hors de portée radio en plus d’être hors de portée radar pendant une durée prévisible d’une vingtaine de minutes de vol…soient tout de même près de 100 nautiques et ce au beau milieu de l’Atlantique…Nous préparons donc des sacs de survie en protégeant leur contenu dans des sacs plastiques soigneusement fermés…il serait dommage de se jeter à la mer et de nager vers le canot de sauvetage avec un sac rempli d’eau qui contient la nourriture et les sacs de couchage temps froid censés nous faire tenir jusqu’à l’arrivée des secours ! Canot de sauvetage et sacs de survie donc, mais aussi combinaisons étanches, gilets de sauvetage, balises de détresse individuelles et téléphones satellites en poche, nous nous sentons suffisamment équipés en cas de panne de notre monomoteur…Le tout n’a pas été évident à récupérer du fait du caractère exceptionnel de la mission…et des nombreuses tracasseries administratives…Mais il faut aussi s’occuper de l’avion : notre TBM700 rénové par un équipement moderne « GARMIN1000 » est comme un ordinateur : s’il n’a pas la dernière mise à jour du logiciel, celle avec le trajet prévu…pas de vol !...Et c’est aussi avec de grandes difficultés que nous obtiendrons la mise à jour « monde » nécessaire…qui n’arrivera que le matin du départ de RENNES !...Nous finissions par croire que les difficultés de préparation étaient des messages du destin…car l’apothéose était aussi la liste impressionnante d’autorisations nécessaires pour entrer sur le territoire américain…depuis le « 11 septembre », même en étant militaire en mission…c’est compliqué…et notre escale près de WASHINGTON nous le confirmera !

 

Plein de carburant à en faire déborder les ailes, matériel chargé et mise à jour logicielle tout juste installée avec succès, photo souvenir avec les mécaniciens qui nous ont aidés au départ…et nous décollons de RENNES le 4 octobre 2015 avec moins de 30 minutes de retard. Première escale à INVERNESS où un musicien joue de la cornemuse pour accueillir les passagers d’un autre avion…non nous ne rêvons pas ! Le ciel est magnifique : d’un bleu azur si limpide que l’on a déjà l’impression de voir l’Islande une fois la combinaison étanche, les gilets de sauvetage revêtus et les balises de détresse et téléphones satellites placés au chaud dans les combinaisons ! Le cockpit devient exigu et les mouvements ne sont pas aisés mais il va falloir s’y habituer ! Du bleu…du bleu encore et encore…entre ciel et mer et pendant près de 3 heures…mais déguster notre sandwich écossais dans ce restaurant volant et avec cette vue est un plaisir que nous apprécions sans limite, comme à notre habitude lors de nos missions au profit des hautes autorités. Premiers contacts radio avec REYKJAVIK après l’expérience des « clairances océaniques » qui nous servira plus tard, et nous découvrons cette île magnifique, posée au beau milieu de l’océan. Nous rêvons les yeux ouverts mais il faut se concentrer pour poser et préparer l’avion pour le lendemain au plus vite, car la journée va être longue : REYKJAVIK – NARSARSUAQ – GOOSE BAY en 9 heures de vol dont 6 au-dessus de l’eau et 5 heures de décalage horaire…il vaut mieux se coucher tôt !

 

Météo favorable à NARSARSUAQ et équipement de cosmonaute enfilé…c’est le grand départ : la traversée de l’Atlantique nous attend ! A peine décollés en effet…et nous sommes déjà en survol maritime…Une heure plus tard, perdus au milieu de l’Atlantique avec le message « nearest airport : none within 200 NM » (aéroport le plus proche : rien dans les 200 nautiques…)…nous perdons comme prévu le contact radio. Parvenant difficilement à réaliser un relais radio avec un avion de ligne qui passait dans la zone, nous savons que le contrôleur aérien a bien reçu notre estimée vers le prochain point de compte-rendu…et qu’il finirait par déclencher les secours si personne n’arrive à reprendre contact avec nous dans l’heure qui suit…c’est déjà ça ! Nous nous amusons à augmenter l’échelle de notre magnifique carte sur le tableau de bord…et en la réglant sur la taille de la France, avion en son centre…nous nous rendons compte qu’il n’y a que de l’eau !...parfois il vaut peut-être mieux être moins bien équipé et ne pas savoir !

 

Après 2H30 de vol, sur l’horizon, apparaissent de petits nuages bien blancs…qui semblent s’étaler au fur et à mesure…Non !...c’est la neige du Groenland !!...nous avons l’impression d’arriver sur la lune et restons ébahis devant le spectacle. En s’approchant, apparaissent les premiers icebergs…Très proches de NARSARSUAQ, nous finissons par réussir à contacter l’agent AFIS qui nous passe une belle météo…le spectacle sera au rendez-vous !...mais nous décidons de tester la procédure un peu particulière au cas où, au retour, la météo serait moins favorable…et nous avons bien fait ! L’escale sur cette terre du bout du monde doit cependant être courte…il nous reste du chemin à parcourir ! Appel vers les douaniers canadiens et nous redécollons déjà, après quelques photos souvenirs et une « mission autocollants de l’Escadrille » laissés fièrement sur les portes au milieu des nombreux autres…dont les anciens de l’Escadrille ! Chaque seconde de vol est agrémentée de sursauts d’étonnement pour ces espaces magnifiques, les uns plus beaux que les autres…photographiés sous toutes les coutures au cas où lors du vol de retour les nuages nous boucheraient la vue. Et nous voilà repartis pour 3 heures de vol au-dessus de l’eau !...malheureusement, en approchant de la côte canadienne, une épaisse couche de nuages nous empêche de distinguer la côte…sauf pour quelques secondes…où un trou ensoleillé nous permet de voir le continent !...Terre en vue !! Tels des marins émerveillés par un morceau de vert au beau milieu du bleu intense, nous nous félicitons : c’est fait !! Nous avons traversé !! Posés à GOOSE BAY, nous remarquons bien par la taille des véhicules que nous sommes de l’autre côté de l’Atlantique. Autocollant de l’Escadrille laissé discrètement à l’escale et nous attaquons la dernière branche de la journée. La couche de nuage disparaît suffisamment longtemps pour laisser apparaître les couleurs magnifiques de l’automne canadien. Puis ce sont les premiers contacts radio avec les particularités de la phraséologie américaine et un accent canadien qui nous a obligés à demander des échanges en anglais au contrôleur qui nous parlait avec fierté en français…le comble ! Nous commençons à nous faire l’oreille et avec la vue de MONTREAL, nous achevons cette longue journée. 9H30 de vol dont plus de 6 avec l’équipement sur le dos, le décalage horaire, la tension du survol maritime et la concentration constante pour suivre les contacts radio nous ont fatigués…mais pas suffisamment : allons découvrir MONTREAL !...Et après ce périple, se retrouver dans une ville au style américain mais avec la langue française omniprésente est assez troublant au premier abord…nous sommes bien de l’autre côté de l’Atlantique ?! Oui, oui…pour preuve la « poutine » que nous dégustons et qui nous cale pour la nuit !

 

Prêts à partir le lendemain matin pour les Etats-Unis…une longue discussion avec le douanier américain ne nous rassure pas car malgré nos explications, il ne veut pas comprendre pourquoi nous avons changé trois fois de terrain de destination lors de notre préparation. En effet, le premier retour de WASHINGTON était une interdiction pure et simple pour notre aéronef militaire d’utiliser l’aéroport près de la maison blanche que nous avions prévu…puis l’impossibilité pour Air France de nous assister sur un autre aérodrome nous avait obligés de choisir finalement BALTIMORE pour ravitailler…Nous devons nous résoudre à décoller car le douanier semble en profiter pour nous bloquer à MONTREAL, nous demandant de la rappeler plus tard car il avait du travail…c’est que nous voulons poser à CHARLESTON Executive avant la nuit…le lieu de rendez-vous des TBM est en effet un terrain en auto-info situé dans une zone qui vient de subir des inondations après le passage d’un cyclone et nous n’arrivons à y joindre personne pour l’instant…non non le sort ne s’acharne pas sur nous ! Après un trajet incroyable le long de la chaîne des Appalaches, qui nous fait passer travers New York et sa statue de la Liberté, nous sommes posés à BALTIMORE…Nous attendons notre douanier qui débarque tel un shérif, prêt à dégainer en nous criant de loin « qui vous a autorisé à poser sur le sol américain et à descendre de l’avion ? »…un film ! Nous lui ré-expliquons le but de notre mission, lui fournissons la liste interminable des documents exigés et il nous demande de monter dans son camion…enfermés à l’arrière à côté de la cage à chiens et ne voyant plus notre avion, nous imaginons notre douanier annoncer avoir trouvé un sac de cocaïne dans une de nos valises…c’est un sketch ?? Non, non…Il finit par nous emmener voir son chef et après encore deux filtres de sécurité avec contrôle des papiers et une énième explication de notre périple avec changements d’aérodromes de destination, nous obtenons un vulgaire tampon sur nos passeports…tout ça pour ça !...Il faut dire que notre douanier arrivait à la fin de sa journée de travail…Juste trois heures après notre posé, nous obtenons l’autorisation de mise en route et décollons de cet enfer ! Entre-temps, nous avions eu confirmation que des avions se posaient à CHARLESTON et que la piste est praticable…la fin du mauvais sort ?

 

Le nombre d’aéroports en dessous de nous est impressionnant…il nous confirme que les américains se déplacent plus en avion qu’en train ! Approchant de la Caroline du sud, nous observons les premières zones inondées puis, au loin…nous reconnaissons CHARLESTON, avec les points particuliers que nous avions étudiés grâce aux images satellites pour préparer notre démonstration en vol en liaison avec les autorités aéronautiques locales ! Tout y est : la zone de l’aéroport, le cheminement pour rejoindre le porte-avions, l’énorme pont au nord…nous y sommes !! Après une intégration en auto-info, nous posons et cherchons un placeur…car aucun TBM n’est encore là…pourtant nous sommes sur le bon aéroport…Une fois sortis de l’avion, nous remarquons l’énorme banderole d’accueil du TBM OPA au niveau du bâtiment de l’escale : YES !!! Après 3 jours et 19 heures de vol sans aucun souci technique, nous voilà à bon port !...

 

Le premier accueil pour la Convention commence réellement le lendemain et la liste des intervenants est impressionnante : un astronaute, le pilote de l’Air Force One lors des attentats du 11 septembre, une convoyeuse qui a plus de 700 transatlantiques à son actif…Nous profitons d’une série de conférences qui concerne plus les propriétaires privés pour rejoindre l’aéroport et réaliser un entraînement à la démonstration en vol, en liaison avec l’équipe de tournage parisienne chargée de réaliser un film sur la Convention. Nous observons alors avec stupéfaction la file ininterrompue de TBM sur le parking : plus de 100 appareils !! Gilets de sauvetage en place (ils ne nous manquaient pas), nous décollons et orbitons assez longtemps avant de pouvoir bénéficier de l’autorisation du contrôle…la démonstration se déroulant dans les zones de l’aéroport international très proche dont le trafic est impressionnant…Tout passe comme prévu !...nous espérons juste ne pas attendre autant ce soir car nous prévoyons la démonstration pendant le coucher du soleil…Après la remise en condition, l’heure approche…nous décollons avec quelques minutes d’avance car les réservoirs sont très peu remplis, de sorte de pouvoir respecter la masse maximale pour les évolutions. Après quelques tours d’attente, soleil descendant déjà sur l’horizon, le message passe : « French Army 8032, cleared for display » !!! Concentrés comme jamais, nous réalisons cette démonstration avec des sentiments mêlés de rigueur et de joie immense, car nous nous rendons compte de notre chance !

 

Le lendemain, nous réalisons une conférence d’une demi-heure sur notre retour d’expérience de 20 années de transport d’autorités, avec un cumul des trajets équivalent à plus de 900 tours de la planète…et le soir, lors du dîner de charité, pour remercier la TBM Owners and Pilots Association (TBM OPA) de leur invitation, nous offrons un petit bout de France : une bouteille de champagne cuvée spéciale Escadrille Avions…qui part dans la foulée sur une enchère improvisée à 1000 dollars !...Un autre monde !...

 

Deux jours plus tard, à la fin de la Convention, nous quittons les Etats-Unis les yeux encore emplis d’émerveillement par cette expérience si incroyable et enrichissante pour des pilotes. Les trois jours de trajet retour se dérouleront sans aucun souci…avec en apothéose la vision d’aurores boréales la nuit de notre arrivée à REYKJAVIK !

 

Posés à RENNES sans aucune panne après 38 heures de vol au total, nous avons l’impression d’être revenus d’un voyage sur la lune et sommes conscients de notre chance…surtout quand le surlendemain, l’avion devient indisponible lors d’une mise en route réalisée sur un groupe de parc qui a provoqué quelques étincelles…

 

 

 

CNE Marc DUPONT
Commandant l’Escadrille Avions de l’Armée de Terre

 


Une mission TBM presque banale... 

Cne Marc Dupont

 

Nous sommes en juin 2011. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté depuis peu une résolution permettant de créer une coalition internationale d’une vingtaine de pays, dont la mission baptisée Unified Protector vise à protéger les populations de la guerre civile qui fait rage en LYBIE. Pour le contingent français, elle prend le nom d’Harmattan, ce vent chaud et sec qui souffle du Sahara à l’Afrique de l’Ouest. Elle comptera parmi les plus grands succès des hélicoptères de l’armée de Terre française, car ils détruiront à eux seuls 70 % des objectifs de toute la coalition et ce sans aucune perte humaine !

 

Mise en route du TBM700 sur le parking de l’Escadrille Avions de RENNES, l’unique escadrille mettant en œuvre ce type d’avion au sein de l’armée de Terre. Nous partons comme à notre habitude pour une mission au profit d’autorités, le transport aérien militaire étant le mode de déplacement le plus facile à sécuriser (les attentats qui toucheront malheureusement plus tard la France nous le prouverons). Avec leurs emplois du temps bien chargés, les autorités bénéficient en outre, à travers le TBM, de l’aéronef le plus rapide (2H pour traverser la France) et le plus économique de toute l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (ALAT).

 

Aujourd’hui, entre autres, c’est le Chef d’Etat-Major d’une armée étrangère qui doit, accompagné de son homologue français, rejoindre le sud-est de la France depuis PARIS dans le cadre d’Unified Protector. D’autres missions vont s’enchaîner au profit d’autres autorités, pour terminer par un découché à LILLE car le décollage du lendemain est prévu à 06H00. Sept branches et une quinzaine d’heures de vol nous attendent sur ces deux jours, avec des escales calculées au plus juste, se basant sur des atterrissages quinze minutes seulement avant l’arrivée des passagers suivants. Ce rythme soutenu que maintien constamment l’Escadrille est nécessaire afin de faire face au maximum de demandes…car avec huit avions et près de cent autorités à transporter, l’enchaînement des missions est le seul moyen de servir le plus grand nombre…

 

Mais c’est sans compter sur notre horizon de secours qui décide de ne pas se caler (instrument permettant le vol dans les nuages)… Une campagne de remplacement du modèle est en cours mais cet avion n’en a pas encore bénéficié… Coupure moteur… Nous entamons donc déjà notre marge et la pression monte : ne pas faire attendre les passagers ! Très vite, les mécaniciens sortent l’avion d’alerte du hangar, prévu en cas de déclenchement de mission inopinée mais également pour ce genre de désagréments, et réalisent le complément de kérosène nécessaire à notre mission. Visite PRE-VOL, papiers, mise en route… nous n’avons plus que cinq minutes de marge avant l’arrivée prévue des passagers à PARIS… Décollage avec une visibilité de 250m selon une procédure de travail en équipage, percée aux minima à PARIS (200 pieds de hauteur de nuages, 550m de visibilité) et arrivée effectivement cinq minutes avant les passagers… le temps de vérifier l’avion, d’ouvrir les capots pour que la turbine PT6 refroidisse plus vite, remplir les papiers et nos autorités sont là. Présentation, briefing succinct sur le déroulé du vol et les consignes de sécurité pour ce passager étranger plus habitué aux avions de ligne. Procédure de ventilation avant démarrage car le moteur est encore chaud et nous voici en l’air quinze minutes après notre poser. Un puissant Mistral balaye tout le sud-est, avec des vitesses frôlant régulièrement nos limitations. Nous croisons les doigts pour l’arrivée. Une heure quinze plus tard, nous apprenons sur la radio que tous les trafics à destination de HYERES, notre destination, sont déroutés obligatoirement vers NICE, quelles que soient leurs limitations de vent… Au moins deux heures de perdues pour nos passagers avec ce déroutement et le trajet en voiture qui suivra… et nous n’avons aucune autre solution… Et ce sort qui s’acharne car d’autres missions nous attendent… Sur la fréquence, nous tentons de négocier le ravitaillement en carburant dès l’arrivée au parking, ce qui n’est pas gagné vu le nombre d’avions qui se déroutent au même endroit… L’autorité étrangère très compréhensive nous remercie sur le parking de NICE et déjà nous étudions tous les moyens disponibles pour gagner de précieuses minutes pour la suite : choix de la vitesse de montée, de la route, du niveau de vol et du plein de carburant au départ pour éviter un autre ravitaillement sur la prochaine escale… ceci en liaison avec notre cellule de préparation mission qui dépose les plans de vol. Armée par 4 militaires du rang, elle est tout à fait unique au sein de l’ALAT.

 

Clearance de départ (autorisation du contrôle aérien), prêts sur un point d’arrêt intermédiaire nous laissant suffisamment de distance disponible pour le décollage, mais nous permettant surtout de nous intercaler entre deux avions de ligne qui ont besoin de la totalité de la piste, actions, check-lists et briefings à vitesse grand V grâce à notre habitude du travail en équipage et nous voilà déjà en l’air.
Une fois en croisière, la pause sandwich est méritée et permet de réfléchir au calme sur la suite de la mission… mais déjà il faut entamer la descente et optimiser l’arrivée : une directe et une approche à vue négociées, une descente à 250 nœuds (Kts) indiqués avec une réduction totale de la puissance à 4 nautiques du seuil comme nous nous y entraînons régulièrement nous permet de gagner encore quelques minutes tout en posant en sécurité à 80Kts. Quelle sacrée machine ce TBM ! Les passagers sont déjà prêts… pas de pause technique pour l’équipage… ils attendent déjà depuis quinze minutes et dans un planning chargé comme le leur, c’est déjà trop ! Je descends moteur tournant et leur propose d’embarquer dans ces conditions, leur expliquant que c’est une procédure autorisée, mais qu’ils seront incommodés par l’odeur de kérosène… ce à quoi ils me répondent avec le sourire qu’ils auront l’impression d’être en OPEX (OPération EXtérieure) ! Le vent cette fois-ci est favorable et nous montons au plus haut niveau disponible (FL 280 soit 8400 m) car sa force augmente avec l’altitude. Nous posons à STRASBOURG à l’heure exacte prévue ! Nous pouvons donc souffler car nous n’avons plus qu’à nous mettre en place à LILLE pour la mission du lendemain.

 

Avion ravitaillé, prêt à repartir sur le parking lillois, nous rejoignons notre hôtel où la douche est fort appréciée. Nous recherchons un restaurant quand le chef de cabinet du général commandant les Forces Terrestres, prévu le lendemain matin vers HYERES, nous appelle… Il faut, tout en décollant à la même heure de LILLE, passer d’abord par TOULOUSE pour déposer des adjoints du général et ensuite rejoindre HYERES avec un impératif de poser à ne pas louper car un avion GRUMMAN C2 GREYHOUND américain de la coalition attendra notre passager pour rejoindre le porte-avions français Charles de Gaulle qui croise au large de la LYBIE… ce ne sera plus une visite dans le sud-est mais bien une mission opérationnelle au plus près des combats qui attend notre autorité… Il faut évidemment une réponse tout de suite car c’est réunion de crise au PC de LILLE… Je demande juste quelques instants de calculs au calme et, après avoir étudié les NOTAMS (messages pouvant limiter l’exploitation aérienne) et la météo, en déduis que le vol est envisageable mais que le respect de tous les horaires est impossible sans avancer le décollage de LILLE de trente minutes… ce qui sera difficilement réalisable pour les autorités qui seront en communication avec PARIS tôt le matin… Nous ferons au mieux ! Nous prévenons l’assistance à LILLE et faisons déposer le premier plan de vol pour TOULOUSE, et nos opérations pour qu’à la première heure la cellule de préparation missions se penche sur tout le reste : cette cellule s’est encore une fois révélée indispensable pour tenir les délais. Levés 04H00 après une nuit entrecoupée de réveils dus au stress de cette situation inconfortable et nous sommes prêts à l’avion… le passager n’a pu gagner que quelques minutes. Posés à TOULOUSE en tentant comme la veille d’optimiser les moindres secondes disponibles, nous apprenons que le pétrolier s’est mis en grève et qu’il choisit les avions qu’il ravitaille... Nous lui expliquons que nous avons un impératif opérationnel et il nous assure qu’il arrive vers nous… Cinq minutes plus tard, je le rappelle et il me répond qu’il n’est pas disponible de suite car il termine un autre ravitaillement… J’ai des doutes… je contacte l’Escadrille de Transport et de Convoyage du Matériel de MONTAUBAN, toute proche et seconde unité à faire voler des avions dans l’armée de Terre, pour savoir si je pouvais aller me ravitailler chez eux au cas où. Le problème est que dans les conditions du jour, marquées par de fortes chaleurs, nous ne pouvons nous permettre d’embarquer notre autorité pour y poser puis redécoller, la courte piste étant trop limitative. Sachant qu’il me faudrait environ 50 minutes aller-retour en VFR (type de vol interdisant de traverser les nuages mais n’étant pas dans notre cas soumis à un dépôt de plan de vol au niveau européen… plus rapide à déclencher donc) ravitaillement compris, j’hésite donc à partir de suite… et si le pétrolier arrivait ? Mais le général s’impatiente et je lui propose d’attendre encore cinq minutes pour se décider… Il n’a pas vraiment le choix, ne nous en veut pas mais est très embêté…tout comme nous car nous savons que le respect de l’heure de poser sur un porte-avions est impératif !... Fini de réfléchir, il faut agir… coup de téléphone aux préparateurs mission qui gèrent les délais nécessaires sur les plans de vol initialement prévus et nous partons en VFR vers MONTAUBAN. Grâce à la solidarité du personnel de l’ALAT, notre escale se déroule en un temps éclair ! Nous récupérons le général qui nous confirme que le pétrolier n’est jamais venu sur le parking… Une fois en croisière, la boule au ventre, nous calculons notre estimée à HYERES : près de quinze minutes de retard !... et c’est reparti pour optimiser la route et les niveaux… et grâce à des contrôleurs coopératifs, nous obtenons les meilleures trajectoires possibles. Quelques minutes récupérées et c’est le moment de prendre la dernière météo à HYERES, avec comme la veille des vents très forts… Heureusement le terrain est cette fois-ci accessible, mais leur orientation ne nous permet pas d’atterrir avec une trajectoire directe… l reste aussi la seconde piste… mais avec un vent de 25Kts plein travers… juste aux limites autorisées… nous nous concertons en équipage et concluons que le risque reste maîtrisé… Nous contactons en finale en espérant que le dernier vent annoncé par le contrôleur ne dépasse pas nos limites… car nous apercevons sur le parking le C2 moteurs tournants sûrement au même niveau de stress que nous, et une remise des gaz à ce moment-là ferait perdre encore plus de temps… Vent annoncé juste aux limites (contrôleur coopératif ?... nous ne le saurons jamais…) ! Je dois me battre comme un beau diable car l’orientation de ce vent en rafales qui balaye des hangars crée de fortes turbulences… Concentrés comme jamais, nous sommes posés et arrêtés suffisamment courts pour quitter la piste au taxiway qui mène directement au C2. Notre passager descend en vitesse en nous félicitant, et il est pris en compte par les autorités américaines qui le briefent avant de monter à bord de l’avion… qui décolle dans la foulée et à l’heure prévue !

 

La pression tombe d’un coup, mais il faut rester concentrés pour le vol retour vers RENNES. Nous apprécions simplement de prendre le temps de réaliser toutes les actions au calme ! Au départ de HYERES, nous apercevons la CORSE et nous nous disons que juste au-delà, à un peu plus de deux heures de vol seulement en TBM, une guerre civile fait rage et une vingtaine de pays participent à l’action militaire de la coalition, avec hélicoptères, avions de chasse, bâtiments de la marine, commandos… Certains de nos anciens camarades avec lesquels nous avons servi auparavant en Régiments d’Hélicoptères de Combats y sont engagés chaque nuit pour s’interposer entre les deux camps, à la demande du gouvernement français et de la coalition. De notre côté, c’est une nuit réparatrice qui nous attend confortablement à la maison ce soir. Nous pensons bien à eux et avons le sentiment d’avoir participé à cette mission en amenant au plus vite leur chef à leurs côtés, grâce à un avion performant, à notre pratique intense et à notre approche professionnelle des vols.
En posant à RENNES, nous regardons le tableau de planification des missions et sommes impatients de recommencer…

 

CNE Marc DUPONT
Commandant l’Escadrille Avions de l’Armée de Terre

 


 
 
 

Combattre là-bas pour nos valeurs, vaincre ici par nos valeurs »

 La guerre appelle la victoire

 

L’année 2015 aura fait passer la menace terroriste en France de la catégorie du risque potentiel à celle de la guerre, déclarée par un ennemi qui assume désormais pleinement ce rôle. Les attentats survenus depuis un an ont ainsi profondément marqué la Nation mais ils ont aussi dévoilé les buts de guerre de cet ennemi : au-delà des massacres perpétrés, l’objectif poursuivi est bien de battre en brèche nos valeurs les plus essentielles. Nos « esprits » sont ainsi autant visés, sinon plus, que nos « corps ». C’est d’ailleurs la raison première qui permet de définir cet ennemi comme terroriste. En donnant à ce combat le qualificatif de « Guerre », nous nous inscrivons implicitement dans la dialectique du vainqueur et du vaincu. Pourtant, si le terme de « Guerre » est désormais largement usité depuis quelques mois, l’emploi du mot « Victoire » est curieusement absent et mérite sans doute d’être davantage considéré.

 

Le chemin de la victoire

 

Mais à quelle condition précise sera-t-il possible d’affirmer que la guerre est terminée à notre avantage ? A défaut d’apporter une réponse immédiate à cette question complexe, il semble intéressant d’ouvrir deux pistes de réflexion. La première découle de la notion même de victoire qu’il convient de regarder, l’Histoire nous l’a appris, davantage comme un processus dynamique cumulatif que comme un événement unique suffisamment fort pour infléchir le cours des événements. Il serait erroné de croire que le progrès technologique permet aujourd’hui d’obtenir des victoires instantanées : le temps reste un facteur stratégique de premier ordre. La victoire se construit ainsi au quotidien, elle se sédimente au fil des jours par des batailles perdues que l’on surmonte et des batailles remportées sur lesquelles on capitalise. La seconde réside dans le caractère relatif de la victoire. Nul n’est victorieux de façon absolue : c’est toujours face à un ennemi que nous sommes vainqueurs. Sans cette considération dialectique, nous sommes tentés de nourrir l’ambition irréaliste et improductive d’une destruction totale de l’adversaire pour qu’il ne reste que nous, biaisant alors notre raisonnement stratégique. Les leçons du traité de Versailles doivent nous préserver d’un tel écueil. Vaincre suppose, en revanche, de prendre durablement l’ascendant sur l’adversaire dans tous les champs sur lesquels il s’oppose à nous.

 

Prendre l’ascendant

 

Ce dernier point mérite que l’on s’y attarde un peu. Prendre l’ascendant consiste à produire des effets supérieurs à ceux de l’ennemi, c’est-à-dire à inverser le rapport de force à la fois en l’affaiblissant et en nous renforçant. Ce raisonnement doit s’appliquer aux deux principaux champs qu’il utilise pour nous combattre. Le plus évident est celui des « corps », champ physique dans lequel s’affrontent nos capacités militaires respectives, principalement au plus loin dans le cadre des opérations extérieures, mais également sur le territoire national à travers, notamment, l’opération Sentinelle. Dans ce champ, il est aisé de visualiser la combinaison du renforcement de soi et de l’affaiblissement de l’autre. La consolidation amorcée de notre outil de défense, d’une part, et les opérations que mène la France contre l’ennemi à l’extérieur, d’autre part, illustrent cette recherche de l’inversion du rapport de force, de la prise d’ascendant. L’équilibre entre ces deux mouvements réside d’ailleurs dans un emploi mesuré des capacités de défense, un emploi permettant d’affaiblir l’ennemi sans éroder notre propre outil, sans user notre capital plus vite qu’il ne se régénère. Le second champ, moins visible, est pourtant le plus important : il s’agit de celui des « esprits », de l’influence, sur lequel notre ennemi actuel est extrêmement performant. La vivacité de son recrutement tient notamment en grande partie à sa maîtrise de ce champ. Son « offre de valeurs » est séduisante. Nous devons, pour gagner la guerre, prendre l’ascendant sur le champ des « esprits » par une offre supérieure. Ce combat est principalement à conduire sur notre propre territoire car son lieu d’application n’est autre que la nation française, et principalement ses membres susceptibles d’être tentés par la radicalisation.

 

Gagner la bataille des valeurs

 

Prendre l’ascendant dans ce champ immatériel repose sur deux thèmes fondamentaux, contribuant tous deux au renforcement des défenses immunitaires du pays : l’esprit de résistance et la cohésion nationale. Ces deux thèmes nous définissent à la fois « contre » (la résistance) et « avec » (la cohésion). Ils forment le socle d’un véritable projet de société qui permettrait à la Nation de se consolider et à la jeunesse de s’identifier et de canaliser ses énergies de façon vertueuse. Je vois, dans le regard des milliers de jeunes de l’armée de Terre, que je rencontre depuis deux ans maintenant, un désir de servir et d’appartenir à une collectivité qui les dépasse. Je constate une fraternité au-delà des croyances et des origines. Ces hommes et ces femmes appartiennent à la jeunesse de France ; ils ont trouvé dans le monde militaire un projet collectif, des valeurs, un sens à leur existence. Ceux qui rejoignent Daesh sont issus de la même jeunesse, mais vont chercher ces valeurs dans l’islamisme radical … C’est donc précisément dans l’inversion du rapport de force du champ des « esprits » que réside notre aptitude à gagner la bataille des valeurs. Cette bataille est décisive pour la victoire, elle doit être le point d’application de tous les efforts de la Nation. Avec vingt mille jeunes qui rejoindront ses rangs en 2016, dans l’active ou dans la réserve, ainsi qu’au moyen de dispositifs complémentaires au service de la cohésion nationale – le dernier en date étant le Service Militaire Volontaire – l’armée de Terre s’investit pleinement dans cette bataille des valeurs. Consciente de son rôle capital sur ce thème, qui constitue le socle de sa nouvelle campagne de recrutement, elle est pleinement déterminée à agir, aux côtés des autres forces vives de la Nation. N’attendons pas de nouveaux attentats pour nous rassembler durablement autour de nos valeurs ; la victoire, notre seul but, passe par là !!

Général d’armée Jean-Pierre BOSSER
Chef d’état-major de l’armée de terre
Publié dans le Figaro du 21 mars 2016


Contribution de Claude R. GUIRAUD (UNALAT / PACA)

Relevé dans d'anciennes revues "Les Ailes " N° 1593 du 11/08/1956 - page 7 - rubrique: "Dans le vent des hélices":

 

Avec l'A.L.A.T. * Ont été cités à l'ordre de l'Armée :

- du G.A.O.A. 3 : le capitaine BERNIEAU, le Lieutenant DUBOURG, le Maréchal-des Logis-Chef LAVOYSSIERE

- du G.A.O.A. 9 : le Maréchal-des-Logis-Chef SYLVAIN

 

NB : Le GAOA 3 était alors une unité de secteur installée en Algérie (à Sétif) - (tel le GAOA 4 au Maroc et le GAOA 5 en Tunisie)

Le GAOA 9 était un détachement depuis son siège à Valence (26), en renfort en ces débuts de combats en Algérie. En mars 1956, le GAOA 9 créa les 2 Pelotons Avions : celui de la 10ème Division Parachutiste (où je débutais et qui s'installera à Réghaïa) et celui de la 27ème Division Alpine (qui s'installera à Tizi-Ouzou).

 

27/09/1956 - page 14

- Résultats du Gd Prix de France Classement des Epreuves de décollage et Atterrissage courts :

- 1er Adjudant-Chef BRISOU (ALAT) sur Cesna L-19

- Décollage 120 m.

- Atterrissage 145 m.

- Accélération 1,8

(Coupe offerte par les Ailes Basques)

NB : l'A/C Brisou, un ancien de l'Armée de l'Air fut moniteur pilote à l'ESALOA de Mayence-Finthen. (C'est avec lui que je débutai en sept 1955)

 

 



 
 

Né en 1934, passionné par l'aviation dès son plus jeune âge (il est breveté pilote privé avion en 1950 à 16 ans à l'aéroclub de Bône, Tiger Moth, Stampe, Norécrin, Martinet bimoteur). Armand est admis au concours de pilote de chasse en 1952 mais son départ est refusé par son père (créateur de la compagnie CATA précurseur d'AIR ALGERIE) qui l'oblige à poursuivre ses études. Il attendra donc sa majorité et le service militaire pour prendre son envol !!

Il entre en service en 1954, et effectuera 34 ans de service, dont 3 ans dans l'Infanterie parachutiste et 31 ans dans l'ALAT.

Armand sera breveté parachutiste militaire en 1954, moniteur d'EPS à Antibes puis à partir de 1957 pilote avion, pilote hélicoptère, moniteur pilote hélicoptère en vol à vue puis aux instruments sur Al III, Gazelle et Puma.

Il complètera sa formation avec les qualifications de tireur missile SS-11 et de chef de patrouille en vol tactique.

Affecté à l'Ecole d'application au Cannet des Maures sur HM Puma il sera successivement moniteur, chef de brigade et chef de cours VIHM.

Commandant d'escadrille Puma à Trêves (RFA) comme lieutenant (1973-1975) et de l'EHM-6 du 5ème RHC de 1980 à 1983, il y poursuivra l'expérimentation tactique des jumelles de vision nocturne. Sa dernière affectation sera l'Ecole à DAX où il prendra les fonctions de chef du cours vol aux instruments sur Gazelle puis de premier contrôleur qualité de l'ALAT.

Il aura piloté tous les appareils en service dans l’ALAT entre 1957 et 1988.
Affectations dans l'ALAT : Tlemcen, Méchéria, Baden-Oos, Oran, La Réghaia, Sidi bel Abbès, Mulhouse, Trêves, Le Cannet des Maures, Pau et Dax. Il a effectué quelques séjours à l'étranger dont Djibouti et Niedermendig en Allemagne (formation au vol de nuit en Vertol H-21).
Il totalise à ce jour plus de 10 000 heures de vol dont plus de 1 000 en vol de nuit.
Armand à notamment participé à l'Opération AMILCAR (Campagne de Suez) en 1956 où il était garde du corps du général Gilles commandant les paras français.
Titulaire du DMS, il est décoré de la Croix de la Légion d'Honneur, de la Médaille Militaire, de l'Ordre National du Mérite, de la Médaille de l'Aéronautique, de la Croix de la Valeur Militaire avec trois citations, ainsi que de la Médaille des Sports, et médailles d'Algérie, du Moyen-Orient et du Combattant Volontaire.

Armand Farrugia à traversé tous les grades de parachutiste de 2ème classe à lieutenant colonel en 1988 juste avant la retraite.

Retraité  près de PAU, il a choisi de transmettre sa passion pour l'ALAT en étant guide bénévole au sein de l'Amicale du Musée de l'ALAT et de l'hélicoptère à Dax.
C'est son ami Joseph Koeberlé, commandeur dans l'Ordre, qui lui a remis la croix d'officier de la légion d'Honneur.

L'UNA-ALAT lui adresse ses très fraternelles félicitations.

Quelques photos souvenirs d'une belle carrière.

 

   
Premier saut 27 décembre 1954... ...paras à Port Said en 1956...
   
   
Le Chef Fufu avec Christian Louvet à Baden... Nord 3400... Fufu dans l'ALouette II... 
   
   
Le Djinn...  Le Max... dernier jour avant de quitter Dax 26 juillet 1988, avec le major Chevallier...
   
   
Jeune MDL à Méchéria presque 60 ans entre ces deux photos mais pas une ride... 
   

 
HC-2_RAF 
 

La Royal Air Force a annoncé dans un communiqué de presse publié le 18 Février 2016 que ses hélicoptères Puma HC2 venaient de franchir le cap des 10 000 heures de vol lors d'une mission qui s'est tenue le Mercredi 17 Février 2016. Selon le communiqué de presse, les Puma HC2, qui sont une version modernisée des Puma HC1, ont effectué ces heures de vol au cours des différentes missions lors de déploiements en opération extérieure, comme en Afghanistan, au cours de mission d'assistance au profit de la population britannique au Royaume-Uni, ainsi que lors des missions d'entraînement. Les premiers Puma HC2 ont été modernisés en 2013, et la Royal Air Force a prononcé la Capacité Opérationnelle Initiale (En anglais, IOC : Initial Operating Capability) dans le courant du mois de Février 2015. Trois semaines plus tard, des Puma HC2 étaient alors envoyés en Afghanistan dans le cadre de l'opération «TORAL», intégrée dans les missions de l'OTAN, afin de mener essentiellement des missions de transport. Durant la totalité de leur déploiement, ces hélicoptères ont assuré le transport de plus de 15 000 personnels, militaires et civils, et plus de 36 000kg de fret ont été acheminés entre différents secteurs. Près d'un an plus tard après avoir prononcé l'IOC, la Royal Air Force a annoncé en Janvier 2016 que la Pleine Capacité Opérationnelle (En anglais, FOC : Full Operating Capability) était désormais effective sur l'ensemble de la flotte des Puma HC2. Le capitaine Simon Paterson, commandant de la flotte des hélicoptères Puma et de la base aérienne de Benson, a déclaré que «la réalisation des 10 000 heures de vol depuis l'introduction de l'hélicoptère Puma HC2 souligne le remarquable engagement et l'excellent travail d'équipe effectué par le personnel de l'escadron, l'équipe associé au projet, les industriels, ainsi que les autres intervenants». La Royal Air Force dispose d'une flotte de vingt-et-un hélicoptères Puma HC2. Cette version, qui remplace les Puma HC1, a été améliorée et modernisée avec l'installation de moteurs plus puissants, d'un cockpit et d'une avionique moderne, permettant le transport de troupes et de matériels dans des conditions difficiles. Des contre-mesures et un blindage ont été ajoutés afin de garantir une meilleure sécurité des occupants de l'hélicoptère.

Un Puma du 33 Squadron lors d'un entraînement en montagne, en Norvège

Un Puma du 33 Squadron lors d'un entraînement en montagne, en Norvège

Photo : © Crown copyright

 


 
HH-101 CAESAR 
 

Les Force aériennes italiennes ont célébré l’entrée en service des quatre premiers exemplaires du nouvel hélicoptère AgustaWestland HH-101 « CAESAR ». Au total se sont 15 hélicoptères de ce type qui entreront progressivement en service. Le HH-101 est produit sur la ligne d’assemblage de la division d'hélicoptères Finmeccanica à Yeovil en Angleterre.
Le HH-101 « CAESAR » :
Le nouvel hélicoptère HH-101 « CAESAR » (AW101) est entré en service opérationnel sur la base aérienne de Cervia au sein du 15ème Stormo. Cette nouvelle version de l’AW101 est spécialement configurée pour effectuer la récupération du personnel et les forces spéciales en mission. Les HH-101 permettront également de renforcer les missions de recherche et sauvetage (SAR), les évacuations sanitaires (EVASAN) et les opérations d'interception pour les aéronefs lents. Le HH-101 est en mesure d'accueillir une combinaison de cinq membres d’équipage, ainsi que vingt soldats entièrement équipés ou six membres d'équipage, ainsi que 8 soldats pour les opérations spéciales assurant ainsi une flexibilité maximale. Les hélicoptères sont dotés de trois mitrailleuses M134 de 7,62mm «Gatling» installées sur les côtés et sur la rampe arrière. Les sièges de cockpit sont blindés et une protection balistique pour les opérateurs de mitrailleuses est aménagée. Les HH-101 disposent d’un système de guerre électronique intégrée avec d'autoprotection. Le HH-101 comporte également un kit air-air de ravitaillement pour les opérations étendues.
Rappel :
L’AgustaWestland AW101 tri-turbine est doté de structures en nid d’abeille à base d’alliage en aluminium-lithium et composite surmonté d’un rotor à 5 pales. Il vola pour la première fois en 1987. Les difficultés financières rencontrées par Westland obligèrent une réorganisation du groupe pour donner naissance à AgustaWestland et la disparition d’EH Industrie. Les premières commandes furent obtenues en 1991.
L’appareil offre deux motorisations à choix, soit : le Rolls-Royce-Turbomeca RTM322 ou le General Electric CT7-8. L’AW101 dispose d’un cockpit doté d’écrans EFIS compatible NVG (Night Vision Goggle) d’un système de communication par satellite, d’un TCAS (Terrain ans Collision Avoidance System). Il offre une capacité opérationnelle accrue tout en répondant aux exigences de sécurité les plus récentes, qui comprennent la redondance dans les systèmes critiques, il est notamment capable de voler durant 30 minutes, après que la boîte de vitesses soit à court de lubrifiant.

Photos : Le HH-101 « CAESAR » italien @ AgustaWestland 

HH-101

 


 
Adresse du Min Def au 5 RHC 
 

 

M. Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense
Discours à l’occasion de la visite au 5 ème Régiment d’Hélicoptères de Combat

A Pau, le lundi 29 juin 2015

– Seul le prononcé fait foi –

Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mon général,
Officiers, sous-officiers, soldats,
Mesdames et Messieurs,

A nouveau, la France se retrouve endeuillée par un attentat terroriste.

J’étais à Pau lorsque l’attaque de Saint-Quentin-Fallavier s’est déroulée vendredi ; je m’apprêtais à vous rendre visite. Plusieurs éléments ont déjà été portés à la connaissance du public. Pour ma part, je veux souligner combien ces tragiques évènements renforcent en retour la détermination qui est la nôtre de lutter par tous les moyens nécessaires contre cette menace terroriste qui veut frapper la France, attaquer nos valeurs et frapper de mort nos concitoyens pour le seul motif qu’ils sont Français. Nous n’accepterons jamais, sur notre sol pas plus qu’ailleurs, que le terrorisme fasse sa loi, et c’est tout le sens de la mission que le Président de la République a confié à nos armées.

En ce jour où nous pensons douloureusement à ceux qui ont été touchés en Isère, comme à Tunis, nous réaffirmons donc notre détermination à honorer la mission qui est la nôtre.

 

Je tenais donc à revenir vous voir aujourd’hui, pour effectuer cette visite au sein du 5ème Régiment d’Hélicoptères de Combat. Tout ce que j’ai vu - en particulier la maintenance des hélicoptères Tigre et Puma ou encore le centre de simulation - ainsi que les différents
échanges que j’ai pu avoir avec vous, m’ont laissé de fortes impressions, à la mesure du vol en hélicoptère Tigre que je viens d’effectuer. Une fois de plus, à votre contact, j’ai pris la mesure de l’excellence qui est la vôtre, mais aussi de votre engagement de tous
les instants pour être au rendez-vous des défis de notre Défense.

 

S’il fallait encore en être convaincu, l’aviation légère de l’armée de terre occupe une place essentielle au sein de l’armée de terre, notamment, sur cette plateforme de Pau, base d’hélicoptères la plus importante en Europe. Ses régiments d’hélicoptères de combat, dont le vôtre, sont des outils qui permettent à la France d’intervenir militairement et avec une efficacité remarquable partout où c’est nécessaire.

 

Je voudrais très simplement revenir sur quelques aspects de cette visite qui m’ont particulièrement marqué. J’en retiens d’abord que votre régiment est parfaitement opérationnel. Il le démontre chaque jour, en France et sur tous les théâtres où nous sommes déployés. J’ai vu aussi que c’est un régiment qui se modernise. Je sais enfin, et c’est peut-être l’essentiel, que vous êtes animés par des valeurs qui font toute votre force – je terminerai mon allocution par ce point.

 

Votre régiment a une longue histoire. Il est héritier des traditions du peloton d’avion de la 5e Division Blindée qui s’est illustré pendant la campagne d’Allemagne en 1945. Son implantation n’est pas pyrénéenne par hasard : c’est dans cette région paloise que les frères
Wright volèrent dès 1909, créant par la suite une école de pilotage.

 

Depuis sa création, le régiment est présent sur tous les théâtres où les forces françaises sont engagées. Hier, c’était au Tchad, dans lesBalkans, dans le Golfe arabo-persique, en Somalie, au Rwanda, en Côte d’Ivoire, au Gabon, en Afghanistan, ou encore en Libye. Belle liste ! Aujourd’hui, c’est au Sahel et en Centrafrique dans le cadre des opérations Barkhane et Sangaris.

 

Vous intervenez également sur le territoire national, notamment dans les missions de secours des populations et de lutte contre les incendies. Vous êtes aussi engagés dans le cadre de l’opération Sentinelle, avec le déploiement d’un premier détachement en début
d’année et un prochain déploiement d’ici la fin de l’année.

 

Lors des dernières missions, je sais que votre efficacité a été particulièrement remarquée. Je tenais à vous en féliciter personnellement et chaleureusement. Je pense notamment au premier déploiement du Tigre lors de l’opération Pamir en Afghanistan en 2009, au cours de laquelle votre régiment a fourni pendant cinq ans de manière continue, en auto-relève, les détachements Cougar et Tigre de la Task force Lafayette.

 

L’étendard de votre régiment montre et rappelle que la communauté d’hommes et de femmes que vous formez n’a cessé, jusqu’à aujourd’hui, d’apporter une contribution décisive aux combats que mène la France : sa cravate est décorée de la croix de guerre 1939-1945, de la médaille d’honneur du service de santé ainsi que de la croix de la valeur militaire, au titre de vos engagements sur le théâtre afghan, en Libye et au Mali. Vous pouvez et devez en être fiers.

 

En saluant aujourd’hui avec force l’engagement de tous vos camarades actuellement déployés, comme celui de tous ceux ici qui leur apportent un appui décisif, je tiens à souligner combien la sécurité de la France se joue à la fois sur le théâtre national et à l’extérieur de nos frontières, et donc dans ce contexte à quel point l’aérocombat est indispensable.

 

Cette composante est au cœur de toutes les opérations. Combinant l’action du renseignement, des feux et du mouvement, sa manœuvre est étroitement intégrée à la manœuvre terrestre, dans un cadre interarmes, interarmées voire interalliés.

 

L’aérocombat s'impose donc une capacité essentielle pour l'armée de terre. J'en suis convaincu : mes visites des forces sur le terrain, en opération, n'ont fait que renforcer cette perception. C'est pourquoi, avec votre chef d'état-major, j'ai décidé, en profitant de la mise en œuvre du projet "au contact", la création d'une brigade d'aérocombat.

 

Cette BAC est un outil innovant qui va permettre de pousser beaucoup plus loin l'intégration des hélicoptères et de la troisième dimension dans la manœuvre des forces sur le terrain.

 

Avec l’accroissement du rythme et de l’intensité de ces opérations, le régiment a acquis la culture du développement de nouvelles capacités. Car la modernisation est permanente. Je pense aux appareils de nouvelle génération comme le Tigre dont vous avez assuré la conduite de l’expérimentation tactique puis le premier déploiement opérationnel. Mais aussi à la mise en oeuvre du Cougar rénové qui équipe aujourd’hui le régiment, puis, à l’avenir, à celle du NH90. Car l’excellence opérationnelle repose aussi sur une excellence industrielle, technologique et capacitaire. J’ai eu l’occasion de le dire ce matin en visitant la société Turboméca.

 

Ici, je veux dire un mot du maintien en condition opérationnelle, dont je sais toute l’importance. Au-delà de la fiabilisation des équipements, et surtout du moteur, qui est incontournable, il nous faut optimiser les opérations de maintenance, qu’elles soient réalisées sur le théâtre, en unité ou dans l’industrie. Plusieurs axes d’effort nous permettront d’arriver à cet objectif. En tout premier lieu, il faut concevoir des équipements permettant une grande autonomie en maintenance, car sur le théâtre, les opérations de maintenance les plus simples peuvent s’avérer complexes, les forces ne disposant pas nécessairement d’un abri, des spécialistes ou des outils adaptés aux opérations de maintenance. Cela suppose de penser la maintenance dès la conception.

 

Lorsque cela est économiquement pertinent, l’industrie doit s’engager dans la durée, sur une prestation globale de réalisation et de soutien.
C’est ce que recherche désormais la DGA, aussi bien pour les acquisitions neuves que pour les importantes rénovations d’équipements.

 

A cet égard, je me félicite de notre capacité à contractualiser sur le long terme. C'est le cas du contrat de Maintien en Condition Opérationnelle, signé pour la première fois en 2001, renouvelé en 2012 et pour une durée de 10 ans. Notons au passage que ce contrat MCO génère une économie budgétaire pour l'Etat, grâce à un fonctionnement simple, pro-actif ainsi qu'une planification facilitée.
C'est un grand succès.

 

Ce contrat a, d'ailleurs, été modifié tout récemment, en juin 2015, pour étendre et garantir la disponibilité des moteurs des Caracals, les Makila, en OPEX. Cette réactivité est une belle preuve de la très bonne relation directe entre le motoriste TURBOMECA et les forces armées de mon ministère. C'est également un grand succès que l'on retrouve dans les relations entre cette même entreprise et les autres clients étatiques. Il faut poursuivre !

 

Ce passage parmi vous m’a également permis de découvrir le centre de simulation extrêmement moderne dont vous êtes doté depuis 2009.
Il contribue de façon déterminante à la préparation opérationnelle des équipages grâce à des simulateurs réalistes, qui permettent de s’entrainer dans tous les environnements et de préparer tous les types de vols. Bien souvent, dans de nombreux domaines, opérationnels mais aussi conceptuels, vous êtes à l’avant-garde des combats que nous menons. Bravo à tous !

 

En saluant votre efficacité opérationnelle, je veux aussi saluer tous les corps de métiers qui concourent, ensemble, à ce même objectif. Je pense aux pilotes, au personnel de maintenance, contrôleurs aériens ainsi qu’à l’ensemble du personnel qui agit dans les domaines de la logistique, de la sécurité, des transmissions et de l’administration. Tous contribuent à la réussite de nos missions quelles que soient les conditions souvent difficiles et exigeantes.

 

Pour remporter les succès qui nous attendent encore, votre régiment doit préserver cette main d’œuvre très qualifiée de spécialistes, comme le personnel de maintenance dont la rigueur et le professionnalisme contribuent de manière capitale à une préparation opérationnelle de qualité fondée pour sur la disponibilité des aéronefs et la sécurité des vols.

 

Dans cette perspective, le recrutement est une priorité. Il faut poursuivre les efforts entrepris pour augmenter les effectifs mais également ceux engagés pour s’assurer de la fidélisation notamment des compétences critiques. L’enjeu, c’est de pouvoir continuer à compter sur des équipes compétentes et entraînées, qui puissent être projetées partout où le devoir les appelle.

 

Pour terminer, je suis tout particulièrement heureux de cette visite. Elle m’a montré un régiment solide dans les défis qu’il a dû relever, déterminé dans les missions qui lui sont assignées, et toujours prêt à innover pour faire face à celles qui se présentent.

 

A chaque fois que je me rends sur le terrain au contact de nos forces, je suis fier d’être votre ministre, et je peux vous dire que je le suis tout particulièrement aujourd’hui. Je veux conclure en vous disant une nouvelle fois mon admiration devant l’engagement qui est le vôtre.

 

Bravo à vous, vous avez ma confiance et vous pouvez plus que jamais compter sur moi.

 

Vive la République ! Vive la France !

 

 


 
 

 

Le colonel Stéphane Richou a passé le commandement du 5e RHC au colonel Jean-André Casanova.
Après "deux années extraordinaires" à la tête du 5e régiment d'hélicoptères de combat, le colonel Stéphane Richou rejoint le commandement de l'aviation légère de l'armée de terre à Villacoublay, où il commandera la division "études et prospective". Jeudi, il a salué "l'âme" et "la richesse humaine" du 5e RHC et dressé un bilan de son passage en Béarn.

A noter que lors de cette cérémonie notre camarade Armand "Fufu" Farrugia a été élevé au grade d'officier de la Légion d'Honneur.

 

 


 
Le Point
 

Mali: les hélicoptères français de l'opération "Barkhane", les pales du désert

 

Transport de troupes, évacuations médicales, voire appui-feu pour arracher la décision au sol: malgré le sable et la chaleur qui poussent hommes et machines à leurs limites, les hélicoptères de l'armée française dans le nord du Mali jouent un rôle primordial face à un ennemi insaisissable.

 

Les températures pouvant flirter avec les 50 degrés au mois de juin, le plus chaud dans le désert malien, et la poussière de sable plus fine que du talc, qui pénètre partout, imposent de terribles contraintes aux membres de l'Aviation légère de l'armée de terre (Alat) participant à l'opération "Barkhane" - du nom d'un type de dune.

 "Nous sommes en limite d'emploi de nos appareils", explique le colonel David (conformément aux consignes, il ne révèle que son prénom), conseiller aéro-combat du commandant de la base de Gao, la principale de "Barkhane" dans le nord du Mali.

"C'est quelque chose que nous savons faire depuis longtemps en Afrique, mais tout particulièrement depuis deux ans au Mali. C'est le troisième été d'affilée que l'Alat est présente", ajoute-t-il.

 

En cas d'urgence, une machine peut prendre l'air à tout moment en 20 minutes, pour une évacuation médicale ou assurer un "appui-feu" lors d'accrochages avec ceux que la terminologie officielle qualifie de "groupes armés terroristes", parfois en soutien des Casques bleus de l'ONU ou de l'armée malienne, ou dans les pays du Sahel voisin.

Le dernier "appui-feu" remonte au mois de mars, près de Kidal, dans le nord-est du Mali: après plusieurs heures d'affrontements au sol entre militaires français et combattants armés, les hélicoptères d'attaque Tigre avaient décollé de Gao, à plus de 350 km, pour détruire la position ennemie.

 

"Chasse au poids"

Pour maintenir cette efficacité, mécaniciens et pilotes luttent inlassablement contre les conditions extrêmes du désert.

"Ce grand arc de cercle avec une grille autour du moteur, c'est le filtre à air", montre le sous-lieutenant Alexis, pilote de Gazelle. "Il est en principe anti-sable, mais au Mali il est tellement fin qu'une partie finit toujours par passer. Il entre dans le moteur et endommage les aubes qui compressent l'air", explique-t-il, "les aubes se détériorent plus vite, il faut changer les moteurs".

"Ici les moteurs ont une durée de vie inférieure d'environ la moitié par rapport à la France", ajoute-t-il. "Nous avons les moteurs de rechange nécessaires, nous les contrôlons plus souvent.

Après chaque heure de vol, ce sont des heures de nettoyage". Dans ce désert, les pilotes sont entraînés à décoller et atterrir à l'aveugle, dans un nuage pouvant faire perdre tout repère visuel. Pour tenter de le limiter, des aires de décollage ont été installées, avec des tapis anti-sable en matière synthétique.

Autre casse-tête la chaleur dilate les joints, favorisant les fuites, mais surtout diminue la portance des pales.

"Plus l'air est chaud, moins il est dense, donc moindre est la portance", explique le sous-lieutenant Alexis.

"Quand on peut décoller en France avec un hélicoptère qui pèse 2,1 tonnes - c'est la limite maximum de la Gazelle - ici on va emporter beaucoup moins. Il faut tirer la puissance du moteur au maximum".

"Il faut tirer, tirer, et au tout dernier moment, quand on n'a plus que 3% de puissance, l'hélico va se soulever du sol. Là, il faut lui mettre le nez un peu vers l'avant, la machine peut racler un peu le sol.

Donc on est vraiment limités en poids, c'est la chasse au poids", précise-t-il.

Pour alléger l'appareil, on va emporter moins de carburant, réduisant ainsi son autonomie.

 

Sur la base de Gao, huit hélicoptères de l'ALAT - deux Gazelle, deux Tigre, deux Puma, un Cougar et un Caïman - sont stationnés.

D'autres appareils relevant des forces spéciales vont et viennent, notés sur des plannings à part, ultrasecrets.

 

02/06/2015 11:48:29 - Gao (Mali) (AFP) - Par Michel MOUTOT - © 2015 AFP
Crédit photo © Philippe Desmazes AFP

Gazelle à GAO
 
 

 
5 & BPC
 

MARINE ET ARMÉE DE TERRE MAIN DANS LA MAIN.

 

 Le mardi 19 mai 2015, le 5e régiment d’hélicoptères de combat (5e RHC) de Pau et le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Mistral ont été réunis en binôme officiel au cours d’une cérémonie qui s’est déroulée sur le pont d’envol du bâtiment dans la rade de Toulon.
La cérémonie rassemblant une centaine de militaires du 5e RHC et une centaine de marins a notamment été marquée par la signature de la charte de jumelage, signée par le colonel Stéphane Richou, commandant le 5e RHC, et par le capitaine de vaisseau Benoit de Guibert, commandant le BPC «Mistral», puis par la remise de récompenses à plusieurs personnels du régiment. Les deux commandants ont ainsi eu le plaisir de pouvoir décorer des militaires de l’autre unité, donnant ainsi tout son sens à ce jumelage.
Engagés à de nombreuses reprises en opérations comme en exercice interarmées, le BPC Mistral et le 5e RHC entretiennent des relations privilégiées depuis de nombreuses années. L’opération Harmattan, en 2011, est l’un des principaux temps forts de l’engagement opérationnel simultané des deux unités. L’objectif de ce partenariat est de favoriser, dans un esprit tourné vers l’efficacité en opérations, les échanges entre le régiment et le bâtiment. Au-delà des opérations menées conjointement, les deux unités sont régulièrement appelées à s’entrainer ensemble, en particulier lors de campagnes d’appontages au cours desquelles les pilotes du 5ème RHC viennent entretenir leur qualifications et leur aptitude à se poser et à décoller du pont d’envol du «Mistral». Ces campagnes permettent également au «grand équipage», composé de marins et de terriens, d’entretenir leur fraternité opérationnelle et leur capacité à œuvrer ensemble, dans l’espace restreint d’un bâtiment de combat et l’environnement parfois hostile que représente la mer.

Crédit photos: A.Manzano©Marine nationale

 

 
 
 

La cravate de commandeur de la légion d'honneur pour Claude Hutteau, le vétéran.

 

Lors de la cérémonie d'ouverture du cycle d'instruction de l'EALAT au Cannet des Maures, le 8 octobre 2014, l'adjudant-chef Claude Hutteau a été promu au rang de commandeur dans l'ordre de la Légion d'honneur.

Sous-officier, pilote d'avion et d'hélicoptère, il a participé aux premiers engagements de l'Aviation légère de l'armée de Terre. Une arme qu'il a rejointe après avoir fait la campagne d'Indochine. Avec un brevet de pilote, obtenu le 28 mars 1956, portant le numéro 236, Claude Hutteau a effectué 2 038 heures de vol opérationnel, en 1152 missions de combat, durant la guerre d'Algérie. Au sein du peloton ALAT de la 12e DI, de 1956 à 1958. Après trois années au Galat n°7 de Satory, il est de nouveau engagé en Algérie, entre 1961 et 1963, en escadrille d'hélicoptères opérationnels, puis comme chef de détachement Alouette II.

Blessé à trois reprises, il détient onze titres, dont neuf pour faits de guerre avec six citations et trois blessures.

Claude Hutteau a achevé sa carrière en 1965 au GEALAT de Satory, après avoir notamment participé à deux essais nucléaires au Sahara.

Cette remise de décoration aura été un témoignage important au moment de fêter les soixante ans de l'ALAT.

L'A/C Hutteau

Source Var Matin


 
 Barkhane titre
 

La semaine dernière, un détachement du 5e RHC est rassemblé avant le départ pour l'opération Barkhane. Composé d'une centaine de militaires, le groupement aéromobile Hombori X sera commandé par le 5e RHC et assurera la planification des missions ALAT en liaison avec le centre opérationnel.

L'opération Barkhane regroupe 3000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne.

On leur souhaite un bon séjour et que Ste Clotilde les protège. Nos pensés vont aussi à leur familles dont nous admirons et saluons toujours le courage.

 

Crédit photo : BCH Y. Péducasse/5e RHC

5 Barkhane
 

 
 

ll y a 50 ans premier vol du "WWN". Happy birthday à tous les "HM POWER" ...!

Le premier des deux prototypes [F-ZWWN] a effectué son premier vol le 15 avril 1965 piloté par Jean Boulet et Roland Coffignot, assistés d’André Ricaud, mécanicien navigant et Gérard Boutin, ingénieur navigant. Ce prototype était équipé de turbines Turbomeca Turmo IIIC de 1 160 kW.

1 687 SA.330 ont été construits par Aérospatiale puis Eurocopter, dont 8 prototypes. La production a cessé en 1987 au profit du Super Puma, mais s'est poursuivie à Brașov, en Roumanie.

 
Puma SA-330 WWN
 

 

Un magnifique film de 52 minutes qui retrace l'Opération SERVAL.

Une plongée au cœur de l'opération Serval au Mali.
Près de 5 000 hommes, des centaines de véhicules blindés, des dizaines d'avions de combat et de transport, d'hélicoptères d'attaque et de manœuvre du  GAM "Hombori" se lancent à la reconquête du territoire malien pour détruire les groupes armés terroristes. Début 2013, la brigade Serval a mené durant quatre mois un combat intense.

 
 

Les C^ïman du Primus Primorum

Les NH-90 en service au 1er RHC
On savait que la Lorraine subissait de plein fouet les effets du réchauffement climatique, au point que les Gazelle et autres Puma y ont trouvé refuge en abondance. Mais voici qu’un nouvel animal tropical est venu troubler le cours paisible de la Moselle: le Caïman.

Mais que les baigneurs estivaux se rassurent, ces Caïman-là seront inoffensifs pour les pédalos mosellans: ce sont les nouveaux hélicoptères du 1er Régiment d’Hélicoptères de Combat, basé à Phalsbourg. Cela étant dit, la nouvelle bête de l’ALAT a déjà pris ses quartiers sous des cieux moins paisibles.
Voir le reportage de Philippe Colin sur escadrille.org …

Cliquez le patch.

Les ailes de l'Armée de Terre.

Nés initialement des seuls besoins de l’artillerie, puis de ceux du combattant terrestre de s’affranchir des contingences du terrain, les moyens aériens de l’armée de Terre furent rapidement structurés par les opérations sur les théâtres indochinois et algériens. En 1954 fut créée officiellement l’Aviation légère de l’armée de Terre qui, présente depuis sur tous les théâtres d’opérations, sut sans cesse renouveler et adapter ses modes d’action. Une maturation qui a fait évoluer cette arme de l’aéromobilité à l’aérocombat, aujourd’hui atout décisif des forces. Initialement équipée d’avions légers, l’ALAT allait participer à l’évolution fulgurante de l’hélicoptère et en particulier à l’élaboration de ses concepts d’emploi.

Editions CEPADUES
111, rue Nicolas Vauquelin
31100 Toulouse
Tél : +33 (0)5 61 40 57 36
Fax : +33 (0)5 61 41 79 89
Mail : cepadues@cepadues.com
http://www.cepadues.com

Les ailes de l'Armée de Terre 

Ce livre, dont la préface est signée par le Général de la Motte (COMALAT), s’inscrit dans la nouvelle collection AéroFocus de l’éditeur toulousain Cépaduès, et nous propose un panorama des différents aéronefs classés par thème. Il nous emmène de l’avion d’observation et de liaison, dont la mise en œuvre sur le terrain débute avant la création de l’ALAT, jusqu’aux dernières évolutions des hélicoptères, les «HNG». Il n’oublie pas de citer certains appareils dont l’emploi ne fut effectué qu’au titre d’expérimentations, mais aussi les drones qui participent, à leur manière, à cette maîtrise par l’armée de Terre de la troisième dimension. A la suite d’une longue introduction qui retrace principalement l’histoire de l’ALOA et de l’ALAT, quarante-six aéronefs sont chacun présentés à travers un historique et une fiche technique. Le résultat est un livre synthétique mais dense de 105 pages (17 par 24), illustré par de nombreuses photos.
L’auteur, Lionel Chauprade, est pilote de ligne au sein de la principale compagnie régionale française. Par ailleurs, réserviste de l’armée de Terre, il sert sous ESR au COMALAT, et s’intéresse aux traditions de cette arme jeune mais à l’histoire très riche. Il se passionne aussi pour les drones sur lesquels il a publié un ouvrage chez le même éditeur. Enfin, il fait partie de l’équipe de rédacteurs du magazine Aviasport depuis à présent quinze ans.

 

 
 

 
Envoyez les hélicos, Verborg.
 

 
Libérez Tombouctou
 

Le succès de l’opération Serval contre les djihadistes au Mali est un des plus brillants faits d’armes de l’armée française, justement salué par tous les experts militaires. Le journal de guerre de cette victoire par le commandant du groupement d’hélicoptères de la brigade sur le terrain révèle aussi les graves lacunes de notre outil de défense, usé par des années de réduction d’effectifs et de moyens.

Avec ce nouveau témoignage sur l'opération Serval au Mali, le colonel Frédéric Gout, commandant du groupement d'hélicoptères présent au sein de la brigade française, nous livre une chronique des opérations et de ses rencontres depuis la capitale Bamako jusqu'à Tessalit dans le nord du pays en passant par Tombouctou. Incontestablement, l'opération Serval a été une réussite. Les djihadistes qui voulaient conquérir le Mali ont été défaits et les soldats français, maliens et tchadiens sont allés les déloger de leurs bases arrière dans le nord du pays. Mais son témoignage en dit surtout long sur l'état de l'armée française et sur ses lacunes révélées crûment par le déroulement de cette guerre menée dans l’urgence.

 

Dès le début de son récit avec le lancement des opérations, les faiblesses de la logistique de notre armée apparaissent au grand jour. La France souffre d’une pénurie criante d'avion gros-porteurs, et ce malgré l’appui de l’allié américain et la location d’avions de transport Antonov ukrainien pour pallier les déficiences de l’armée de l’air. Frédéric Gout raconte qu'à son arrivée il a dû attendre plusieurs jours ses munitions, alors que l'état-major parisien réclamait à corps et à cri des « reconnaissances offensives » pour localiser et détruire les djihadistes infiltrés près de la capitale malienne. Des ordres que le colonel recevait parfois sur son téléphone portable personnel, faute de matériel de communication suffisant...

 

Plus prosaïquement, il n’y a qu’un lit pour deux hommes et aucun WC de campagne, le système D français étant chargé de pallier ces manques criants. Pendant une bonne partie des opérations, l'approvisionnement en kérosène est une épine dans le pied du colonel Gout qui se demandera parfois s'il aura les moyens de faire voler ses hélicos. Le salut viendra finalement de l'armée algérienne qui mettra à disposition des citernes de carburant.

 

UNE RECHERCHE PERMANENTE D'ÉCONOMIES
Le déploiement des hélicoptères de combat Tigre, les plus modernes et les plus redoutables des appareils du groupement aéromobile (GAM) ont également représenté un casse-tête pour le groupement. Il n'y a dans l'armée française que trois lots de déploiement comprenant les outils et les pièces de rechange nécessaires à leur maintenance. Au moment du lancement de Serval, l'un se trouve en Afghanistan, le deuxième au large de la Somalie où les forces spéciales viennent de tenter de délivrer un agent de la DGSE et le troisième au Burkina-Faso où sont basée des forces spéciales pour les opérations dans le nord du Mali. Frédéric Gout doit donc baser ses Tigre au Burkina, entre 500 et 1000 kilomètres des premières opérations.
Autre élément révélateur de la grande misère de l’armée française, la recherche permanente d'économies dans l'utilisation du matériel. Si le nombre d'heures de vol au Mali n'est pas restreint, en contrepartie, les régiments d'hélicoptères restés en France doivent limiter drastiquement les vols afin d’éviter d'user le matériel pour rester dans le cadre étriqué du budget affecté à la maintenance et à l’entraînement des équipages.

 

L'ÉTAT-MAJOR ET LES CABINETS MINISTÉRIELS POUSSENT DES HAUTS CRIS
Et quand deux Tigre ont le malheur d’être atteints par des tirs de kalachnikov djihadistes, l'état-major et les cabinets ministériels poussent des hauts cris : comment a-t-on pu laisser endommager ces bijoux de technologie valant près de 30 millions d’euros par des armes de quelques centaines de dollars ? Le colonel Gout devra fournir des explications détaillées sur les circonstances de cet incident et protéger ses hommes de ces remous budgeto-politico-militaires... Libérer Tombouctou est un livre document qui intéressera tous ceux qui veulent comprendre les dessous d'une opération militaire et découvrir l'armée française de l'intérieur. Même si on peut regretter que ce récit ne s'accompagne pas d'une mise en perspective de l'opération Serval dans son ensemble, ce journal de guerre est riche d'enseignements, sur l’excellence de nos soldats et de ceux qui les commandent ; mais surtout il en dit long sur le triste état de l'armée française laminée par les coupes budgétaires des derniers gouvernements de gauche comme de droite.

D'après un article de Paris Match
http://www.parismatch.com/Actu/International/La-misere-et-la-gloire-de-l-armee-francaise-727060
 

 « Libérez Tombouctou –Journal de guerre au Mali »

 

Auteur : Frédéric Gout

Editions : Tallandier

Parution : 26 février 2015
PRIX public TTC : 18,90 €
Nombre de pages : 256
ISBN : 9791021008557

 

 

Le magazine Raids vient de publier son 55éme hors série; il est consacré à l'Aviation légère de l'armée de terre qui fête ses 60 ans.

La rédaction de ce HS a été confié au journaliste Frédéric Lert, bon connaisseur de l'ALAT, de ses hommes et de ses machines.

 

Au menu de ce HS:

Une première partie consacré aux ops historiques de l'ALAT:

L'ALAT, 60 ans d'évolutions à marche forcée
De l'Indochine à l'Algérie : naissance et restructuration de l'ALAT
Afrique : Le Tchad au centre des préoccupations
La première guerre du Golfe
Dans l'enfer des Balkans
Guerre en Côte d'Ivoire
Dans la poussière afghane
Au coeur de la mélée en Libye

 

Puis une seconde partie plus technique:

L'ALAT et les opérations spéciales
Le Tigre, carte maitresse de l'ALAT
L'EC725 Caracal
Le Puma, infatigable guerrier
Le Fennec, l’Écureuil militaire
La Gazelle, animal fin et rapide
Le Cougar, puissance et solidité
Le Caïman, le futur électrique
Les avions de l'ALAT
Quelle ALAT pour demain ?

 
 
Raids
Hors-série
55
 - L'ALAT, 60 ans d'évolutions à marche forcée
 - De l'Indochine à l'Algérie : naissance et restructuration de l'ALAT
 - Afrique : Le Tchad au centre des préoccupations
 - La première guerre du Golfe
 - Dans l'enfer des Balkans
 - Guerre en Côte d'Ivoire
 - Dans la poussière afghane
 - Au cœur de la mêlée en Libye
 - L'ALAT et les opérations spéciales
 - Le Tigre, carte maîtresse de l'ALAT
 - L'EC725 Caracal
 - Le Puma, infatigable guerrier
 - Le Fennec, l’Écureuil  militaire
 - La Gazelle, animal fin et rapide
 - Le Cougar,
puissance et solidité
 - Le Caïman, le futur électrique
 - Les avions de l'ALAT
 - Quelle ALAT pour demain ?
 

Inauguration du Quartier "Damien Boiteux"

Source : La République des Pyrénées.fr

 

L’inauguration du quartier “Chef de Bataillon Damien Boiteux”, dans l’enceinte du 4e régiment d’hélicoptères des Forces spéciales s’est déroulée lundi après-midi.

 

En rendant hommage “au courage exemplaire’ de Damien Boiteux, la première victime de l’opération Serval, tombée le 11 janvier 2013 au Mali, dont le nom est associé au quartier du régiment, le général de La Motte a indiqué que ce baptême constituait également “une nouvelle étape de l’enracinement des Forces Spéciales à Pau”.

 

Le commandant de l’Aviation légère de l’armée de Terre, accompagné notamment du général Liot de Nortbecour, commandant la brigade des Forces spéciales et du chef de corps, le colonel Hoff, a accueilli de nombreuses personnalités, avant de passer en revue les troupes. Et d’assister la veuve du pilote de gazelle tombé au champ d’honneur, pour dévoiler la plaque inaugurale, ainsi que les parents de la victime qui ont déposé une gerbe commémorative.

 

Le 4e RHFS (400 hommes et 40 hélicoptères) qui appartient à la Brigade des Forces Spéciales de l’Armée de Terre, avec le 1er RPIma (Bayonne) et le 13e Dragon parachutiste (Souge), a aligné à cette occasion ses huit escadrilles. Dont le fameux Groupe inter-armées d’hélicoptères (GIH), détaché à Villacoublay. Et dont les deux escadrilles de Pumas interviennent en appui des opérations spéciales du RAID et du GIGN. Comme cela a été le cas, la semaine dernière après la tuerie de “Charlie-Hebdo” et la prise d’otages de l’épicerie casher...Une neuvième escadrille est programmée dans trois ans qui porterait les effectifs à 700 hommes.

 
 

L’Entraide ALAT au Journées Portes Ouvertes du 5e RHC de Pau

A l’occasion des journées « Portes Ouvertes » du 5e RHC, notre déléguée « Pyrénées », Isabelle Lugnié, Josefa Daucé et notre Trésorier, le CDT Jean-Louis Bohly, ont tenu, sous le patronage de Sainte Clotilde, le stand de L’Entraide ALAT les 20 et 21 septembre 2014.

Positionné à l’entrée du hangar Tigre, ce fut l’occasion de créer des vocations parmi les enfants par le port d’un casque de vol et d’échanger avec les parents et les Anciens de , de distribuer enveloppes des « 60 ans de l’ALAT » et autocollants de l’Entraide ALAT, et de proposer les différents articles en vente au profit de l’association (mugs, couteaux ALAT, cravates, foulards et le livre « De la Terre, par le Ciel » de notre Président, le GDI (2s) Yann Pertuisel.

Ils ont pu également répondre aux visiteurs intéressés par les métiers liés à l’aéronautique militaire.
Un grand merci également au 5e Régiment d’Hélicoptères de Combat qui a été d’une aide précieuse pour l’installation de notre stand !

 
 

Cliquez ici.

 

 
Un Patch pour l'ALAT au profit de l'Entaide
 

Des « jeunes » dignes de leurs « Anciens »


Quelle belle initiative de la part de nos jeunes camarades de l’OPH 13 en cette année des 60 ans de notre Arme! Ils viennent en effet de créer un nouveau patch, mais pas seulement destiné à leur promotion, mais à toute l’ALAT. Ce n’est, ni plus ni moins, que le patch de l’Aérocombat !

Comme me l’a écrit dans sa lettre accompagnant un exemplaire de ce superbe patch, le président de l’OPH 13, le lieutenant Matthieu SYLVAIN, l’objectif était double : « promouvoir l’image de l’ALAT dans les Armées au moyen d’un symbole commun à toutes les unités et contribuer modestement à faire vivre l’Entraide ALAT ».

Je ne peux que me féliciter de cette démarche qui démontre combien la jeune génération est bien à la hauteur de leurs ainés et combien l’esprit de corps et de cohésion sont toujours bien présents dans nos rangs.
La sobriété et la rigueur de ce patch sont à l’image de l’ALAT et de tous ceux qui la composent. Sur des nuances du vert de notre Armée, l’Aérocombat, maintenant bien connu de tous nos camarades de l’armée de Terre mais aussi des autres armées, entoure, avec notre belle devise, nos ailes et notre étoile flanquées de l’épée qui symbolise le combattant.

Je tiens encore une fois à féliciter et à remercier ces jeunes officiers pour leur action. Ce patch est vendu cinq euros, et tous les bénéfices seront généreusement reversés à l’Entraide ALAT. Merci pour ce beau geste qui vous honore !
Je ne peux donc qu’encourager tous ceux qui souhaitent l’acquérir. Camarades d’active bien sûr, mais aussi Vétérans qui marqueront tous ainsi leur fierté d’appartenir à l’ALAT, Arme de l’Aérocombat, et leur solidarité envers les familles sur lesquelles nous veillons.

Encore bravo, lieutenants de l’OPH 13 et bon vol à vous tous ! Que Sainte Clotilde veille sur chacun d’entre vous et sur toute l’ALAT.


Général (2s) Yann PERTUISEL
Président de l’Entraide ALAT

 

 
 

Sur le camp de M’Poko à Bangui, s’est déroulé le transfert d’autorité du sous-groupement aéromobile de l’opération Sangaris.

Au cours de la cérémonie, le général Soriano, commandant de la force Sangaris, a tenu à souligner l’engagement sans faille du SGAM dans un environnement opérationnel complexe et des conditions climatiques rudes pour les hommes et leurs machines.

Composé de six hélicoptères de manœuvres Puma et de quatre Gazelles, le SGAM a effectué plus de 900 heures de vol et environ 450 missions au cours de ses quatre mois d’engagement.

Opérations d’appui lors du déploiement d’un groupement tactique interarmes (GTIA), missions de reconnaissances dans la profondeur, ou encore évacuations sanitaires, le SGAM a aussi été déployé pour soutenir les unités pendant les opérations, permettant ainsi de maintenir leurs capacités. Les pilotes et les « maintenanciers », mais aussi le module IMEX (immediate extraction) du nouveau mandat ont d’ores et déjà pris en compte le cadre espace-temps de leur engagement sur un vaste théâtre des opérations. 2 hélicoptères Fennec de l’armée de l’Air complètent ce dispositif pour réaliser des missions de reconnaissance et d’observation.

Bouar : sur la base opérationnelle de Bouar, le groupement tactique interarmes « Dragon » a été relevé par le GTIA « de Boissieu ». La cérémonie, présidée par le général Soriano, fut l’occasion de mettre à l’honneur l’engagement opérationnel des hommes du GTIA « Dragon ». Commandé par le colonel Damien Wallaert, le GTIA « Dragon », s’est déployé dans l’ouest de la RCA à partir du mois de mars 2014, sur la main supply road, axe logistique principal reliant Bangui au Cameroun. Il était composé de l’état-major et des pelotons du 12e régiment de cuirassiers, de sections du régiment de marche du Tchad, d’une compagnie du 3e régiment parachutiste de marine et d’un détachement de renfort.

Ce déploiement dans l’ouest de la RCA avait plusieurs objectifs : appuyer la montée en puissance et le déploiement de la MISCA, assurer à ses côtés un niveau de sécurité minimal au profit des populations centrafricaines, mais aussi permettre la reprise des échanges commerciaux entre Bangui et le Cameroun. Le « GTIA Dragon » s’est impliqué avec impartialité dans la réalisation des missions qui lui ont été confiées : escorte de nombreux convois, essentiels pour l’économie centrafricaine, patrouilles dans les villes et les villages les plus reculés de l’ouest du pays, aide à la population, etc. Les hommes du colonel Wallaert se sont particulièrement distingués par leur détermination début mai 2014 dans la localité de Boguila, lorsqu’ils ont été violement pris à partie par un groupe armé particulièrement agressif qu’ils ont stoppé.

Parallèlement, leurs bons contacts avec les nombreux acteurs locaux, essentiels pour faire accepter le sens de leur mission par l’ensemble de la population ont permis au colonel Wallaert et ses hommes de rayonner dans une AOR étendue et variée et de rétablir un niveau minimum de sécurité en rétablissant les flux économiques nécessaires à la reconquête de la stabilité. Malgré les progrès sécuritaires indéniables dans cette région en l’espace de trois mois, la situation reste fragile et nécessite la poursuite de l’action des forces internationales pour être stabilisée. Ce sera désormais au GTIA « de Boissieu», commandé par le colonel Armel Dirou, chef de corps du 4e régiment de chasseurs, d’assurer cette mission. Il est composé de l’état-major et d’un peloton de ce régiment, d’une compagnie du 7e bataillon de chasseurs alpins, d’une compagnie du 3e régiment parachutiste d’infanterie de marine et d’un détachement de renfort.

Il y a toujours 2000 de nos camarades en république Centrafricaine, pour l'opération Sangaris, force et courage à eux !

 
 

 

Une trentaine de militaires ont quitté Pau, hier jeudi, pour rejoindre Bangui, dans le cadre de l’opération Sangaris.

Le 5e RHC de Pau part pour une mission de quatre mois en Centrafrique
Ils seront bientôt une centaine de militaires de Pau à participer à l’opération Sangaris.


Une trentaine de militaires ont quitté, jeudi, en fin d'après-midi, la base du 5e RHC, le régiment d'hélicoptères de combat de Pau. Ils doivent rejoindre aujourd'hui Bangui, la capitale de Centrafrique dans le cadre de l'opération Sangaris.

Ce détachement participera à la relève du 3e régiment d'hélicoptère de combat pour une mission d'une durée de quatre mois. Au total, à l'issue de deux nouvelles projections sur le terrain, une centaine de Palois auront prochainement rejoint la république centrafricaine. C'est le premier engagement du 5e RHC en Centrafrique qui a communiqué sur la mobilisation six hélicoptères de manœuvre et quatre autres d'attaque.

Le chef du détachement est le lieutenant-colonel Yann M, commandant le bataillon d'hélicoptères de manœuvre et d'assaut du 5e RHC. Ils devront évoluer essentiellement dans des zones de forêt, en pleine saison des pluies.

Hier, leur départ a été marqué par une prise de parole du colonel Stéphane Richou, le chef de corps. Celui-ci a non seulement rappelé la difficulté de la mission en pleine « guerre civile ». Mais aussi sa noblesse : « La protection de dizaines de milliers de vies. »

Les familles avec l'Internet

« Votre métier repose sur le professionnalisme, l'engagement et le courage. Votre comportement doit être absolument irréprochable. Vous serez les ambassadeurs du régiment à Bangui, de la ville de Pau et du Béarn », a ajouté le colonel Richou avant de s'adresser aux familles. Pour la première fois, en effet, le 5e RHC mettra en place, d'ici à une dizaine de jours, un forum via l'Internet, de façon à ce que les militaires et leurs épouses puissent communiquer.

Également présente, la première adjointe au maire, Josy Poueyto, a exprimé « l'attachement de François Bayrou, la reconnaissance et la fierté de la ville de Pau. » Elle a, par ailleurs, adressé une pensée aux familles.

 

© PHOTO DAVID LE DEODIC
 

 
 

Mercredi 4 juin.

A l'issue de la messe du souvenir de l'ALAT, avant le repas de l'Entraide, le général de corps d'armée (2S) Henri de Monchy à remis la médaille de l'ALAT n°1 au "Père de l'Arme" le général de division Olivier Gourlez de la Motte commandant l'ALAT et la n°2 au général de division (2S) Xavier de Revier de Mauny ancien président de l'UNA ALAT. Le général de division (2S) Yann Pertuisel a remis cette médaille à Mesdames Thérèse Laverré, absente car très fatiguée, qui a passé trente années au service des veuves et orphelins de l'ALAT et Jocelyne Chandouinau qui fut la délégué nationale de l'Entraide durant 21 ans. C'est la fille du général Viot qui, en l'absence de son papa trop fatigué pour être présent, recevait en son nom la médaille de l'ALAT pour les 20 années passées à la présidence de l'Entraide.

 
   
   
   
   

 
 
 

Une roquette de 68mm à directeur laser a été tirée d'un Tigre HAD, le F-01, par un équipage de la DGA, le 3 juin, à Biscarosse.
Les caractéristiques du tir :
Cible flottante : demi sphère de 3 mètres de haut à une distance de 3 100m

Altitude du Tigre 90 m, vitesse de translation 130 km/h.
Roquette de 68 mm sans charge militaire.
Illuminateur laser DHY 307 au sol.
Impact en plein centre de la cible.
Avantages de cette roquette : précision d'un missile air sol à un coût divisé par trois. Risque de dommages collatéraux nul.
Conclusion : une munition de précision métrique de près de 10 kilogrammes peut être tirée à une distance de 7 kilomètres dans une fenêtre avec un coût bien moindre et sans CIVCAS comparé au missile Air Sol Hellfire. 

 
 
La caméra d'enregistrement du tir en montage extérieur, le panier de roquette en montage intérieur 
 
 

 

 

Fin avril, 2 hélicoptères Cougar du 5e RHC ont rejoint l'opération Serval au Mali. Parmi ces 2 Cougar, le Cougar rénové, arrivé récemment au régiment. Il s’agit de la première projection sur un théâtre d’opération extérieure pour cet hélicoptère de nouvelle génération.

 

Près d’un an après la livraison de deux Cougar rénovés au 5e RHC, l’un de ces deux hélicoptères de nouvelle génération est parti pour Gao au Mali, en autonome depuis Pau, accompagné d’un Cougar ancienne génération. Le trajet représente pour ces deux aéronefs plus de 5 000 kilomètres parcourus en 3 jours, avec de nombreuses escales pour permettre le ravitaillement et le repos des équipages.

 

Au total, 4 pilotes et 4 mécaniciens ont rejoint Gao. Leur mission sur place sera d’assurer le renfort des Puma sur l’opération Serval : assaut héliporté, extraction immédiate d’équipages (IMEX), soutien logistique, appui des troupes au sol et évacuations sanitaires.

 

Le régiment a reçu en mai 2013 2 Cougar rénovés. De nombreuses modernisations ont été appliquées sur cet hélicoptère de nouvelle génération. Le tableau de bord, analogique sur le Cougar ancienne génération, a été entièrement revu. Il est désormais numérique, comme son équivalent des forces spéciales, le Caracal. Le Cougar rénové est également équipé d’une caméra thermique qui permet de voir de jour comme de nuit ainsi que de détecteurs de radars et de départ missiles. Ses réservoirs bénéficient d’une capacité plus importante, ce qui rend sa projection particulièrement avantageuse sur un territoire étendu comme celui du Mali.

 

 
 
 

Le 3e RHC met à l'honneur les hommes et femmes qui partent pour un nouveau mandat sur l'opération SERVAL au Mali. 
Une prise d'armes et un défilé marquent cette nouvelle projection d'un régiment particulièrement opérationnel puisque simultanément engagé sur plusieurs théâtres.

Que Ste Clotilde les protège eux et leur famille durant leur séjour. Nous leur disons toute notre fraternelle admiration.

Les vétérans sont fiers d'eux.

 

 
 

"Engagés dans des missions difficiles et souvent dangereuses, les pilotes de SA-342 Gazelle du 4ème RHFS ne partent jamais sans un véritable arsenal…"

Malgré leur âge et l’arrivée du Tigre, les Gazelle rendent encore de précieux services à l’Alat en général et à son régiment « forces spéciales », le 4ème RHFS, en particulier. Le « 4 » a perdu en début de mois ses dernières Gazelle SA341 équipées de canons de 20mm : la dernière machine de ce type, qui était engagée au Mali, rejoindra le musée de l’Alat à Dax. Mais il lui reste encore une douzaine de SA-342, plus puissantes, avec deux modèles principaux : la SA342 « Viviane » et la SA342 « Tireur d’élite ». La première, facilement reconnaissable à son imposant viseur sur le toit de la cabine. Quant à la deuxième, c’est encore plus simple, elle évolue sans portière ni siège à l’arrière : c’est le pick-up de la troisième dimension. Ces Gazelle sont finalement assez semblables à celles des régiments « classiques » de l’Alat. Ce qui les distingue le mieux, ce sont finalement l’emploi qui est en fait et l’équipement des pilotes, qui mérite le détour.

Sur le plateau de Caylus, dans le rude pays des Causses, Aerobuzz a pu rencontrer quelques équipages participant à l’exercice Gorgones. Ces hommes travaillaient pendant l’exercice comme ils le faisaient quelques semaines ou quelques mois auparavant en opération réelle, dans le Sahel ou ailleurs, avec sur le dos une incroyable panoplie.

Voici donc le détail de l’équipement du PN « forces spéciales » en 2014…

A la base, un treillis avec garrots intégrés dans les manches et les jambes de pantalon. Les équipages, qui sont souvent amenés à partager le quotidien des commandos qu’ils appuient, préfèrent de loin le treillis à la combinaison de vol. Par dessus, un gilet pare-balle CIAS sur lequel sont accrochées deux armes : un pistolet automatique HK et un pistolet mitrailleur HK MP7 en calibre 4,60mm. S’ils venaient à évacuer précipitamment leur machine, les pilotes seraient certains de disposer d’au moins de ces deux armes puissantes. Et en déverrouillant un simple clip, le MP7 peut facilement être employé tout en restant accroché en permanence au gilet de son utilisateur.

Mais ce n’est pas tout : les pilotes emportent aussi en cabine un fusil d’assaut HK 416 et une bandoulière portant chargeurs et grenades. Suivant les missions, l’équipage peut également emporter pour son auto protection un fusil à pompe Benelli en calibre 12 et des lance-roquettes AT-4. Les équipages du « 4 » évaluent par ailleurs un nouveau casque, en remplacement des traditionnels Guéneau. Ce nouveau casque, de marque Opscore, est non seulement beaucoup plus léger et plus résistant aux chocs, mais il permet également d’épauler et de tirer avec une arme longue, ce qui est impossible avec le Guéneau.

 

Parce que par nature, les hélicoptères du « 4 » sont engagés dans des missions difficiles et risquées, souvent en territoire ennemi. Et en cas de problème, s’ils venaient à abandonner leur appareil, les pilotes de Gazelle ne pourraient compter que sur eux pour se défendre en attendant qu’arrivent les secours… D’ici quelques mois, les Gazelle recevront par ailleurs un sérieux coup de fouet avec l’adaptation sur une platine en cabine d’une mitrailleuse hexatube Gatling tirant en sabord.

 

Petite et légère, mais armée comme un porte-avions : il faut se méfier de la Gazelle !

 

Frédéric Lert
Aérobuzz
http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article4953

 

    

La Gazelle sans portière, le véritable pick up de la troisième dimension…
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

La boue sur le plancher, la marque de fabrique de l’Alat, spécialiste des opérations « au coin du bois »…
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Aux commandes de la Gazelle, en version décapotable…
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

Deux armes accrochées sur le gilet pare balles et une troisième, le fusil d’assaut HK 416, emporté en cabine. Au cas où…
© Frédéric Lert / Aerobuzz.fr

 
 
 
 

Mentions légales

 

Dernière mise à jour du site le jeudi 23 février 2017 16:49;46

Site développé par JJ Chevallier sur MS Expression Web 4, hébergé par Website Out pour UNA-ALAT