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L’UNA-ALAT organise un prix littéraire destiné à récompenser un ouvrage paru dans l’année et ayant trait à l’Aviation Légère de l’Armée de Terre. Un comité restreint, composé de membres désignés du bureau de l’UNA-ALAT, du général commandant l’EALAT, était chargé de sélectionner l’ouvrage qui a été primé.
Ce prix, placé sous le haut patronage du général commandant l’ALAT est remis lors du déjeuner à l’Ecole Militaire, qui suit la messe de la sainte Clotilde aux Invalides.

 
 
 
 

Le style, vif, est enlevé et sans fioritures. Dans la première partie, l’auteur raconte comment lui a été indiquée sa mission, quelles ont été ses réflexions et comment il l’a annoncé à ses hommes. Il revient également sur le long, le permanent processus d’instruction, toujours (autant que faire se peut) au plus près possible des réalités et souligne que pour constituer le détachement aéromobile il fut nécessaire de faire appel à toutes les unités et formations.

La question de la mort toujours envisageable est posée : « Parler de la mort, c’est en faire son meilleur allié. C’est la dompter pour qu’elle ne se transforme pas en poison anesthésiant ». L'aiteur souligne la complémentarité, la complicité presque, qui se met très rapidement en place avec les marins du BPC sur lequel sont basés les hélicoptères, en particulier grâce à des exercices antérieurs.

Pour ceux qui douteraient de l’utilité de l’histoire, en tant que discipline, dans la formation opérationnelle, il donne son témoignage qui mérite d’être longuement cité : « A l’Ecole de guerre, dans le cadre d’une étude de cas concret, j’avais eu l’occasion de me rendre au Service historique de la Défense de Vincennes. Il s’agissait pour mon groupe de mettre au point un "staff ride" sur l’opération Totalize, qui s’est déroulée du 7 au 16 août 1944 au sud de Caen. En préparant ce voyage d’étude, j’ai eu accès aux plans originaux et pu étudier les tactiques d’assaut par mer mises en œuvre par les Alliés sur les plages de Normandie et en particulier lors des phases d’infiltration des bombardiers. La simplicité et la précision des plans pour foncer vers Falaise m’avait frappé… La similitude avec notre situation est étonnante ».

Le récit parfois minute par minute des raids conduits de nuit est impressionnant et le vocabulaire simple, direct, contribue à rendre le témoignage vraiment vivant. Parmi les techniques employées et décrites, on relève par exemple l’utilisation immédiate des informations déduites de l’observation des échanges de tirs d’artillerie, qui dessinent la ligne des coups de départ et d’arrivée, et donc en creux la zone où les hélicoptères peuvent s’infiltrer à moindre risque.

La seconde partie, à partir de la page 117, revient sur l’expérience opérationnelle de l’auteur en élevant le débat au-dessus de l’évènementiel, sur la fatigue des hommes et des femmes engagés dans les opérations, sur l’importance de la dimension spirituelle et la présence de l’aumônier, sur la « gestion des erreurs » (« La guerre est une science inexacte et instable parsemée de petites et grandes erreurs, souvent d’origine humaine … La logique est simple : partant du constat que l’homme commet sept erreurs par heure, il ne s’agit pas de les éradiquer mais d’agir sur les comportements et la méthode de l’individu ainsi que sur la gestion collective pour au mieux les éviter ou, au minimum, les détecter et les corriger »).

La troisième partie enfin reprend plus largement les engagements récents de l’ALAT, de l’Afghanistan à la Côte d’Ivoire, de Libye au Mali et se termine par le récit des opérations conduites en janvier-février 2013 dans le désert malien et la boucle du Niger.

Un livre qui passionnera tous les amateurs de récits de campagnes récentes mais aussi, au-delà, qui apporte un nouveau témoignage très intéressant sur celles-ci pour les historiens du temps présent.

Un récit à croiser avec les autres témoignages déjà publiés, mais qui apporte indiscutablement une vraie plus-value.

Préface du GDA Bertrand Ract Madoux

   
   
 

 
 
Les ailes de l'Armée de Terre

Ce livre, dont la préface est signée par le Général de la Motte (COMALAT), s’inscrit dans la nouvelle collection AéroFocus de l’éditeur toulousain Cépaduès, et nous propose un panorama des différents aéronefs classés par thème. Il nous emmène de l’avion d’observation et de liaison, dont la mise en œuvre sur le terrain débute avant la création de l’ALAT, jusqu’aux dernières évolutions des hélicoptères, les «HNG». Il n’oublie pas de citer certains appareils dont l’emploi ne fut effectué qu’au titre d’expérimentations, mais aussi les drones qui participent, à leur manière, à cette maîtrise par l’armée de Terre de la troisième dimension. A la suite d’une longue introduction qui retrace principalement l’histoire de l’ALOA et de l’ALAT, quarante-six aéronefs sont chacun présentés à travers un historique et une fiche technique. Le résultat est un livre synthétique mais dense de 105 pages (17 par 24), illustré par de nombreuses photos.

L’auteur, Lionel Chauprade, est pilote de ligne au sein de la principale compagnie régionale française. Par ailleurs, réserviste de l’armée de Terre, il sert sous ESR au COMALAT, et s’intéresse aux traditions de cette arme jeune mais à l’histoire très riche. Il se passionne aussi pour les drones sur lesquels il a publié un ouvrage chez le même éditeur. Enfin, il fait partie de l’équipe de rédacteurs du magazine Aviasport depuis à présent quinze ans.

 

Préface du GDI Olivier Gourlez de Lamotte

 
 
 

 
Prix littéraire 2014
 
 

L’édition originale étant épuisée et pour satisfaire de nombreuse demandes, le général (2S) André Martini vient de faire paraître aux éditions Lavauzelle une nouvelle version de son histoire de l’ALAT qui prend en compte les évènements intervenus entre 2005 et 2013.

Comme pour l’édition précédente les droits d’auteur seront versés à l’entraide ALAT.


Préface du GDA Bertrand Ract Madoux

Depuis plus de soixante ans, l’armée de Terre bénéficie, avec son aviation légère, d’un outil de combat de premier plan. Initialement employé comme moyen d’observation d’artillerie en Indochine, l’hélicoptère crée en Algérie le choc et la surprise en conférant au combattant à pied une mobilité jusque-là inégalée. La guerre froide modernise à nouveau son concept d’emploi en l’élargissant au combat anti-char autonome. En constante mutation, l’aviation légère de l’armée de Terre intègre aujourd’hui l’aéromobilité dans la manœuvre interarmes, jusqu’au plus bas échelon tactique. L’avènement de l’aérocombat combine les modes d’action aéromobiles à ceux de toutes les autres fonctions opérationnelles. Confondant les lignes d’horizon des hélicoptères et des forces au sol, l’aérocombat s’impose incontestablement comme un facteur décisif permettant d’emporter la décision, au ras du sol et au cœur des opérations.
  Les appareils de dernière génération, l’hélicoptère d’appui Tigre et le NH 90, constituent indubitablement des atouts majeurs dans ce domaine. Leurs remarquables performances techniques contribuent à donner à l’aérocombat toute sa dimension.
  Mais il faut surtout des pilotes compétents et courageux, et autour d’eux des techniciens rigoureux, car la mission de l’aviation légère de l’armée de Terre consiste bien, aux côtés de leurs camarades au sol, à engager le combat, au contact de l’adversaire. Ces dix dernières années, en Afghanistan, en République de Côte d’ Ivoire, en Libye, en Somalie et au Mali, ces soldats ont montré combien ils étaient animés par un sens poussé du devoir et un dévouement extrême. Le sacrifice de certains d’entre eux montre aussi combien les risques et les dangers sont également partagés entre tous les combattants des forces terrestres.

 La nouvelle édition de « l’Histoire de l’aviation légère de l’armée de Terre » nous propose un survol approfondi et actualisé de cette épopée. Le récit passionnant auquel nous convie le général André Martini rend d’abord un bel hommage à tous ceux qui ont contribué à forger cet outil de combat, pilier inhérent à l’efficacité des forces terrestres. Cet ouvrage constitue aussi un beau témoignage de fidélité et d’attachement aux valeurs de l’armée de Terre, dont l’aviation légère demeure un des plus beaux joyaux.

 

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Afghanistan, République de Côte d’Ivoire, Libye, trois théâtres d’opérations bien différents qui ont mis en évidence le rôle déterminant tenu par les hélicoptères dans les guerres modernes.

En 2011, les « bérets bleus » de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) étaient présents sur tous ces fronts, aux côtés de leurs camarades de l’armée de Terre et des autres armées. « De la terre, par le ciel », pilotes, mécaniciens, contrôleurs ou encore gunners nous font vivre leur engagement. Ils nous font partager l’intimité de leur quotidien en opération, la fraternité d’armes qui les unit, leurs émotions, les doutes et la peur qui les envahissent parfois, et surtout la fierté de servir leur pays pour la défense de la Paix et de la Liberté. C’est dans les provinces de Kapisa et de Surobi, à Kaboul, au-dessus d’Abidjan où règne le chaos et à partir d’un bateau « perdu » en pleine Méditerranée qu’ils nous font vivre leurs combats. Loin de leurs familles, ils y auront écrit une nouvelle page glorieuse de la jeune histoire de l’ALAT.

 

 
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Pour la première fois, un officier français ayant combattu en Libye et en Afghanistan livre son témoignage sur ces deux conflits. Le capitaine Brice Erbland, chef de mission et pilote d'hélicoptère de combat Tigre, machine ultra sophistiquée à la puissance de feu dévastatrice, dévoile dans ce livre son journal de guerre. Dans les griffes du Tigre nous emmène des montagnes d'Afghanistan aux missions de destruction des forces kadhafistes sur le littoral libyen. Engagé à la pointe des combats sur ces deux théâtres d'opérations de l'armée française, les sentiments de Brice Erbland ne sont pas différents de ceux des autres auteurs que Les Belles Lettres ont choisi de publier dans la collection "Mémoires de guerre": il y a la peur, le courage, la douleur de perdre des camarades, celle de quitter les siens mais aussi le terrible moment où du haut du ciel, on tue sa cible quand elle s'encadre dans la lumière verte du viseur, avant que les flammes du canon ne la détruisent.

Brice Erbland est âgé de 32 ans. Saint-Cyrien, pilote d'hélicoptère d'attaque dans l'Aviation légère de l'Armée de terre, il est tout d'abord engagé en Afrique puis part en Afghanistan et en Libye au cours de l'année 2011. Deux fois décoré pour les combats qu'il a livrés sur ces théâtres, il a également été fait chevalier de la Légion d'honneur pour son action en Libye. Marié et père de quatre enfants, il est passionné d'art et de musique.



Dans les griffes du Tigre
Editions "Les Belles Lettres"
Collection Mémoires de Guerre
ISBN-102-251-31004-5

 

Le capitaine Brice Erbland lauréat 2013.


Intervention du général Charles Henri de Monchy, président de l’UNAALAT

Le jury du prix littéraire de l’UNAALAT, composé des membres du bureau et du général commandant l’Ecole de l’ALAT, a décidé à l’unanimité d’attribuer son prix 2013 au capitaine Brice ERBLAND pour son livre « Dans les griffes du Tigre ».
Bien plus qu’un simple récit et témoignage des engagements d’un chef de bord et commandant d’escadrille TIGRE, au cours de ses missions en Afghanistan et en Lybie, le capitaine nous livre ses impressions et ses sentiments d’homme face aux dangers rencontrés, face à la mort toujours présente. Il exprime parfaitement la problématique liée à la décision de tirer pour tuer, le plus difficile étant de retenir son feu pour éviter des dommages collatéraux.
A titre personnel, j’ai été touché par le chapitre VI sur l'exercice du commandement.
Pourquoi ?
Contrairement à une idée reçue et largement répandue dans l’armée de terre, le commandement n’est pas aisé dans l’ALAT : il n’est simplement pas comparable. Avec des subordonnés très compétents et instruits, l’adhésion à la solution choisie prime et il est profitable de laisser s’exprimer les points de vue et les propositions après la présentation de la mission jusqu’à la conception. Le chef peut ensuite prendre sa décision.
En 1996, lors d’un contrôle tactique de l’état-major de la 4 DAM que je commandais au CPCIT de Mailly, le général de Ballore, notre contrôleur, s’était étonné que nous ayons ce mode de travail, unique dans l’armée de terre, mais dont il avait reconnu l’efficacité, et que le capitaine Brice Erbland appliquait pour monter les raids de nuit en Lybie. Je constate qu’à quelques années de distance, l’esprit ALAT reste une réalité au travers des générations.
Merci mon capitaine pour cet ouvrage qui a réussi à traduire l’intensité et le dynamisme des interventions de l’ALAT et surtout à mettre en exergue le haut niveau de professionnalisme atteint par notre ALAT et la perpétuation de son esprit.

Le général de corps d'armée Charles Henri de Monchy président de l'UNA-ALAT
remet le prix au capitaine Brice Erbland

 

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